Entretiens
Des déjeuners bien arrosés grace a Citadelle et à la Fédération. Texte et photos d'Étiene Gosselin
Club des petits déjeuners
Les trois quarts de la nourriture distribuée par le Club des petits déjeuners proviennent de dons
d'entreprises agroalimentaires,
ce qui permet la composition
de 12 menus diversifiés
et savoureux.

Pour une quatrième année consécutive, qu'ont en commun les crêpes, pains dorés et gaufres servis par le Club des petits déjeuners du Québec? Le sirop d'érable offert par Citadelle, coopérative de producteurs de sirop d'érable et la Fédération des producteurs acéricoles!

En 2011, la coopérative Citadelle et la Fédération des producteurs acéricoles du Québec s'unissent de nouveau pour offrir à 16 000 enfants, répartis dans 273 écoles, un peu d'or blond capable de mettre de l'énergie et du soleil dans leur journée scolaire. Un partenariat important aux yeux du président de Citadelle, Raynald Baril, pour qui « un bon déjeuner permet de commencer la journée du bon pied ».

À constater l'ambiance bon enfant qui régnait à l'école Hamel, à Saint-Jean-sur-Richelieu, où avait lieu l'annonce du partenariat, c'est manifeste : le sirop d'érable met du bonheur dans le cœur des enfants! Les élèves pourront donc napper, trois fois sur les 12 déjeuners confectionnés par le Club, le contenu de leur assiette de ce produit du terroir, dont on reconnaît un peu plus d'année en année la valeur nutritive en vitamines, minéraux, antioxydants et autres nutriments bénéfiques.

Est-ce qu'il a été difficile de convaincre les producteurs acéricoles de faire don de 5700 litres du précieux liquide sucré? « Pas du tout, affirme Serge Beaulieu, président de la Fédération. Nous sommes arrivés avec une proposition et ils ont dit oui. » Et ce, même si le don, en partenariat avec Citadelle, se chiffre à près de 100 000 dollars.

Plus qu'un don : un investissement
Prenons l'exemple de l'école Hamel, sélectionnée par le Club parce qu'elle remplit les critères socioéconomiques du ministère de l'Éducation. Une soixantaine d'élèves vont déjeuner au Club chaque matin, ce qui représente le tiers des enfants de l'école. Ce ne sont toutefois pas tous les enfants inscrits au Club qui souffrent de malnutrition, signale la directrice générale, Francyne Charette.

De fait, certains parents inscrivent leur enfant au Club parce qu'ils travaillent trop tôt ou de nuit, ce qui fait que l'enfant est laissé seul au déjeuner. De plus, la présence d'enfants venant de milieux plus aisés a ceci de bénéfique qu'elle ne stigmatise pas ceux qui sont là pour des raisons de pauvreté. Cela favorise aussi une meilleure socialisation des enfants entre eux et empêche la ghettoïsation des plus pauvres.

Enfin, les enfants qui se présentent au Club viennent y chercher plus que des calories, d'après la directrice des communications du Club, Marie-Claude Bienvenue. « Ils viennent aussi chercher une chaleur humaine, une présence rassurante qui fait peut-être défaut dans leur cercle familial. » Bref, un déjeuner et un climat nourrissants!

Le Club des petits déjeuners du Québec en chiffres
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