Entretiens
Assemblée de fondation de la Filière porcine coopérative
Ça y est, la Filière porcine coopérative québécoise a vu le jour. Officiellement fondée le 21 avril dernier, à Drummondville, en présence de près 150 producteurs et intervenants du réseau La Coop, cette filière met la table pour un nouveau paradigme en matière de production et de commercialisation du porc au Québec.

Devant le constat d'une concurrence mondiale accrue, d'un manque à gagner important sur les marchés et de fluctuations de prix en dents de scie, le réseau La Coop a pris le taureau par les cornes afin de donner un nouveau souffle à une production malgré tout prometteuse et qui constitue une portion significative de l'économie agricole de la province.

Cette filière conjuguera le savoir-faire des producteurs agricoles, l'expertise du réseau La Coop en matière de régie d'élevage, de recherche, de génétique et d'alimentation, ainsi que la vaste expérience d'Olymel dans les secteurs de l'abattage, de la transformation et de la mise en marché du porc à l'échelle mondiale. Une filière qui permettra le partage équitable des revenus entre tous ses acteurs, notamment les producteurs.

Caroline Vermette, productrice (naisseur-finisseur) à Saint-Simon, est enthousiasmée par cette nouvelle structure. « La passion, c'est ce qui nous tient, dit-elle. Il y a de l'espoir et les gens y croient. Cette filière témoigne de l'intérêt et de la confiance de La Coop fédérée envers la production porcine. Ensemble, on peut produire un porc qu'Olymel saura vendre localement et à l'expor­tation. Un porc qui profitera à tous. »

Un porc La Coop, permettant de produire une viande de qualité hors pair à prix hautement compétitif, assurera à cette filière un positionnement enviable partout sur la planète, là où d'autres chaînes de valeur se concurrencent.

« Il faut se prendre en mains, se serrer les coudes et s'organiser, croit Germain Mercier, producteur finisseur à Saint-Roch-de-l'Achigan et à Saint-Lin-Laurentides. Être un petit producteur dans son coin, ce n'est plus la solution. Il n'y a jamais trop de monde qui travaille dans le même sens. La filière va rapprocher tous les intervenants, Olymel tout particulièrement. »

« On espère que ça va faire avancer la production et aider à passer au travers des crises, disent pour leur part Jeanne et Jean-Luc Leblanc, naisseurs-finisseurs à Saint-Barnabé-Sud. Pour ça, il faut avoir des prix. On a de la relève, on veut que ça continue. »

La filière misera en effet sur la collaboration, l'innovation et le partage pour assurer sa croissance. L'assemblée de constitution a permis d'élire les cinq producteurs désignés par l'assemblée générale des adhé­rents qui siégeront au comité de coordination. Ces producteurs sont MM. Charles Proulx (poste provincial), Clément Pouliot (poste provincial), Réjean Vermette (secteur Ouest), Michel Pomerleau (secteur Centre-Lanaudière) et Richard Couture (secteur Québec-Beauce).

Quatre producteurs, qui seront désignés prochainement par le réseau coopératif et deux gestionnaires désignés par les coopératives productrices, compléteront la composition du comité de coordination. Ce comité, qui sera appuyé par un comité d'experts, aura pour mandat d'analyser et de proposer au conseil d'administration de La Coop fédérée des axes stratégiques et politiques en lien avec les objectifs de la filière porcine coopérative.

Ghislain Santerre, naisseur-finisseur à Saint-Ignace-de-Stanbridge, est d'avis que l'initiative et l'approche sont bonnes et que de commencer à travailler ensemble est un pas dans la bonne direction. Il reste maintenant à recruter suffisamment de producteurs pour donner à cette filière la masse critique nécessaire à son développement.

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