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Quatre usines d'Olymel célèbrent leur anniversaire en 2011 : celle de Red Deer, en Alberta, souligne son 10e anniversaire; celle de Drummondville fête ses 20 ans; et celles de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Berthierville célèbrent toutes deux leurs 50 ans. Portrait historique.

RED DEER, 10 ans

C'est en avril 2001 qu'Olymel fait un bond de géant et s'installe dans l'Ouest canadien en faisant l'acquisition de l'usine Fletcher's, à Red Deer, ville de 90 000 habitants de l'Alberta. Cette usine avait été construite 40 ans plus tôt par un groupe d'hommes d'affaires de Red Deer. L'établissement changera de mains à plusieurs reprises avant de devenir la propriété d'Olymel.

Au moment de l'acquisition, l'usine de Red Deer emploie 768 personnes à Red Deer et enregistre une moyenne d'abattage de 25 000 porcs par semaine. La position stratégique de l'usine et son application à répondre aux besoins de ses clients font que, déjà en 2002, elle signe d'importants contrats d'exportation de porc réfrigéré (chilled pork) avec les entreprises japonaises Maruha et Kanematsu.

Ferme Gilbert et Cécile Bilodeau.

En 2004, après quelques investissements destinés à moderniser les installations et les équipements, le nombre d'employés grimpe à 1200 et le volume d'abattage hebdomadaire atteint les 45 000 porcs. Un nouvel investissement servira à mettre en place un deuxième quart de travail, car les installations ont une capacité d'abattage de 90 000 porcs par semaine.

Depuis l'acquisition, les défis à relever par l'industrie porcine ont été nombreux. L'usine a dû faire face, comme partout dans le secteur porcin, à la flambée du dollar canadien, mais en plus à une pénurie de main-d'œuvre liée au boum pétrolier albertain. Des programmes publics ont permis l'embauche de travailleurs étrangers, qui forment désormais une bonne partie des 1300 employés de cette usine.

Aujourd'hui, cet établissement spécialisé en abattage et en découpe de porcs exporte 75 % de sa production, principalement au Japon, aux États-Unis, en Corée, en Russie, en Australie, au Mexique et en Nouvelle-Zélande.

DRUMMONDVILLE, 20 ans

Longtemps connu sous le nom de Bacon America, cet établissement a vu le jour en 1991. Ses propriétaires de l'époque, André Brochu et J. M. Schneider, cherchaient à accorder le nom de l'entreprise avec leur ambition de desservir l'ensemble du marché américain. En 1997, l'usine acquiert Bacon International et se procure les équipements nécessaires à la fabrication de bacon précuit. À la même époque, on ajoute des activités d'injection, de cuisson, de fumage des flancs et de pressage. En 2001, on procède à la construction d'un centre de distribution attenant à l'usine. Puis, en 2002, Olymel devient propriétaire de 50 % de l'entreprise, un processus d'acquisition qui sera mené à terme en 2005, grâce à la fusion avec Supraliment.

Cet établissement est l'un des plus modernes dans son domaine et emploie maintenant 572 personnes. Pas moins de 40 millions de kilos de bacon y sont préparés chaque année, pour les marques maison Lafleur ou Olymel ou encore pour des marques privées. Olymel se distingue encore en offrant un produit aussi raffiné que le bacon à saveur de fumée de bois de pommier ou en utilisant du sel de mer dans la fabrication de ses produits.

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, 50 ans

L'établissement, fondé en 1961, était à l'origine un commerce de détail spécialisé dans les viandes. Il portait alors le nom de Boucherie Royale et était la propriété de Claude Roy. Au début des années 1970, après l'installation d'un fumoir, l'usine change de raison sociale et devient Le Boucan. Elle se lance alors dans une nouvelle activité : la découpe de porcs pour les célèbres supermarchés Steinberg et Dominion de l'époque. En 1979, l'usine sera vendue et changera de nom au gré des divers propriétaires.

En 1991, la Coopérative fédérée de Québec (aujourd'hui La Coop fédérée) acquiert les actifs de la société Tyson Canada, dont l'usine de Saint-Jean-sur-Richelieu, désormais désignée sous le nom de Flamingo. C'est en 1998 que La Coop fédérée regroupe ses activités de transformation des viandes de volaille et de porc sous l'entité unique d'Olymel, société en commandite, formée en 1991 et appartenant aujourd'hui à La Coop fédérée (majoritairement) et au Groupe Brochu.

Aujourd'hui, cette usine axée sur la trans­formation des viandes de porc et de volaille fabrique plus d'une soixantaine de produits, allant des carrés de porc aux côtes levées cuites en passant par le bacon et les poitrines de dinde fumées. L'usine sera prochainement réaménagée et agrandie pour ajouter à ses produits les brochettes et les souvlakis de poulet, ce qui devrait créer une trentaine de nouveaux emplois.

BERTHIERVILLE, 50 ans

la voie vers un démarrage en production laitière n'a pas été rectiligne et toute tracée d'avance
Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, signe le livre d'or de la ville de Berthierville en présence du maire,
Bernard Grégoire.

Sur les quatre usines dont l'anniversaire est célébré en 2011, l'usine d'abattage et de découpe de volaille de Berthierville est celle qui appartient à La Coop fédérée depuis le plus grand nombre d'années.

Cet établissement voit le jour en 1961 sous le nom d'Abattoir Berthier, grâce à l'initiative d'un groupe de meuniers de la région. Ces fondateurs ambitieux sont Marcel Bérard, René Poirier, Jean-Noël Brissette, Arem Durand, Sylvio Proulx et François-Xavier Bouchard. On y abat alors 1000 poulets à l'heure, avec l'aide de 50 employés. En plus de l'Abattoir Berthier, Berthierville compte une autre usine de poulets : Flamingo Farms, un concurrent. Comme on le verra plus bas, le destin de ces deux entreprises se croisera quelques années plus tard…

L'Abattoir Berthier se développe rapidement et étend son marché jusqu'à Ottawa. Ce succès cultive l'appétit des concurrents. Québec Poultry, une jeune entreprise de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, fait une offre d'achat à l'Abattoir Berthier. En 1966, l'affaire est conclue et Québec Poultry acquiert la totalité des actifs de l'Abattoir Berthier, en plus d'acheter du même souffle l'entreprise voisine, Flamingo Farms.

Québec Poultry dispose également de fermes d'élevage et d'un centre de recherche. En 1969, l'abattoir subit d'importants travaux et devient l'établissement le plus moderne du Canada.

la voie vers un démarrage en production laitière n'a pas été rectiligne et toute tracée d'avance
Pour célébrer ces anniversaires en grand, Olymel a tenu des journées portes ouvertes, dans les usines de Berthierville, Saint-Jean-sur-Richelieu et Drummondville, le 10 septembre dernier. Les anciens et les employés actuels, ainsi que leurs familles, étaient conviés à cet événement festif.

L'un des fondateurs de Québec Poultry est Benoît Beauregard. C'est sous sa direction que sera créée la fameuse marque Flamingo, qui a fêté ses 50 ans en 2008, et qui demeure toujours un des fleurons d'Olymel (voir le numéro de décembre 2008 du Coopérateur agricole)

En janvier 1975, Québec Poultry décide de cesser les activités de Flamingo Farms, son deuxième établissement à Berthierville. La Coop fédérée saisit l'occasion pour faire croître son secteur avicole : en avril de la même année, elle devient propriétaire de l'ensemble des actifs de Québec Poultry, qui comprend non seulement l'Abattoir Berthier, mais les usines de Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville et de Sainte-Rosalie.

Au gré des nombreuses acquisitions, La Coop fédérée désignera successivement sa division avicole sous les noms de Bexel, de Volailles Unival, puis d'Aliments Flamingo.

En 1996, un avancement majeur se produit dans les processus de transformation. Les poulets, auparavant refroidis à l'eau, sont désormais refroidis à l'air, ce qui permet de réduire la quan­tité d'eau dans le produit. L'usine de Berthierville sera une des premières au Canada à implanter cette technologie.

L'établissement de Berthier prend alors le nom que nous lui connaissons à présent : Usine d'abattage et de découpe de volaille d'Olymel Berthierville.

Plus récemment, l'usine s'est dotée d'un nouvel équipement de découpe intelligente, ce qui permet d'offrir des parties de poulet qui répondent mieux aux besoins des clients. Cette initiative contribue à rendre l'entreprise plus concurrentielle.

L'usine de Berthierville emploie aujourd'hui 486 personnes. Cet établissement, un des plus modernes au pays, a une capacité d'abattage de 945 000 poulets par semaine. Il est certifié HACCP et est engagé dans le processus d'obtention de la certification SQF-2000 (Safety Quality Food), reconnue internationalement comme un des plus hauts standards de biosécurité.

la voie vers un démarrage en production laitière n'a pas été rectiligne et toute tracée d'avance

« Les villes et les collectivités où nos usines sont établies ont toujours été très accueillantes pour notre entreprise, et nous avons toujours pu compter sur la collaboration fructueuse de leur administration, orientée sur le dyna­misme de l'économie régionale », affirme Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel. Il tient aussi à exprimer sa reconnaissance à tous ceux et celles qui travaillent dans ces établis­sements et en assurent le succès. « C'est grâce à eux si nous pouvons aujourd'hui célébrer ces anni­versaires », ajoute-t-il chaleureusement.

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