Entretiens
Prix Transfert de ferme, texte et photos d'Etienne Gosselin
 
Dans le contexte d'une économie mondiale fragilisée par la crise financière européenne et d'une lente reprise américaine, notre bonne perfor­mance résulte en grande partie de la hausse des prix de marché et d'une augmentation importante de la marge viande dans le secteur du porc frais. Sur les marchés extérieurs, la forte demande en provenance de la Chine et de la Russie et les conséquences de l'épisode de fièvre aphteuse en Corée ont été des facteurs favorables à nos activités d'exportation.

Ces résultats positifs reflètent également la discipline dont nous avons fait preuve pour continuer de nous adapter à la force de la devise canadienne. Ils découlent de notre préoccupation permanente envers le contrôle de nos coûts et de l'amélioration de notre productivité, afin de maintenir notre capacité à faire face à des concurrents étrangers de plus en plus agressifs.

En Ontario comme dans l'Ouest canadien, Olymel a connu une forte progression de ses ventes. Cette augmentation dans le reste du Canada a toutefois été compensée par une baisse au Québec, principalement dans le secteur des « produits de commodités ». La diminution de la demande de nos clients des secteurs de la distri­bution et du détail est en partie attribuable à l'augmentation du coût de la matière première.

Porc frais
Le secteur porc frais Est présente des résultats très positifs pour l'année 2011, contrastant radicalement avec la perte enregistrée au cours de l'exercice 2010. Cette situation découle principalement de l'amélioration substantielle de la marge viande. En revanche, le volume des porcs disponibles a encore diminué. Par ailleurs, pour mieux répondre aux attentes de nos clients, Olymel peut compter sur le soutien d'une Filière porcine coopérative dynamique et bien coordonnée afin de répondre à ses besoins, notamment avec le porc certifié La Coop. Notre collaboration étroite avec Agri-Marché et notre relation plus directe avec les producteurs, dans le cadre de la nouvelle convention de mise en marché, représentent également des atouts.

Le secteur porc frais Ouest enregistre des résultats positifs pour la quatrième année consécutive. Ces résultats sont attribuables à une combinaison de facteurs, comme l'augmentation de la marge viande, un bon assortiment de ventes des produits chilled et, comme au Québec, une hausse du poids des porcs. Cette performance classe ce secteur parmi les meilleurs de l'industrie.

Porc transformé et bacon
Les secteurs surtransformation porc et bacon enregistrent un léger recul sur les résultats de l'an dernier. Cette baisse est en partie attribuable à l'augmentation des frais généraux, notamment aux mesures mises en œuvre pour l'obtention de la certification SQF et à la réduction des volumes de vente de certains produits. Dans le secteur bacon, la faiblesse des résultats découle d'une conjonction de facteurs, comme la hausse importante du prix des flancs, la fermeture temporaire de notre usine de Cornwall ainsi que la concurrence féroce des produits américains, tant dans le bacon frais que dans le précuit. L'exercice 2012 devra être une année de corrections, entre autres avec la poursuite de la mécanisation des procédés afin de réaliser des gains d'efficacité et de récupérer les volumes perdus.

Volaille fraîche et transformée
Bien qu'ils représentent une baisse par rapport au dernier exercice, les résultats du secteur de la transformation primaire du poulet demeurent positifs. La hausse du coût du grain a cependant entraîné une augmentation du prix du vivant, et le retard à adapter l'offre à la demande a eu un effet négatif sur les marges. Olymel a procédé, en cours d'année, à la fermeture de l'usine d'Iberville, ce qui a permis une réduction des coûts. La construction de l'usine d'abattage et de découpe de poulets de Sunnymel s'est amorcée en août dernier dans le village de Clair, dans le Haut-Madawaska, au Nouveau-Brunswick. Ce nouvel établissement devrait entrer en activité en décembre prochain.

Le secteur du dindon enregistre cette année un profit comparativement à la perte encourue au cours de l'exercice précédent. Des volumes d'abattage en légère hausse, le raffermissement de la marge viande, la stabilité de la production, l'augmentation de produits à valeur ajoutée et la réduction des stocks sont parmi les facteurs qui ont contribué à l'obtention de bons résultats.

Bien que positifs, les résultats pour 2011 dans le secteur de la volaille transformée accusent une baisse par rapport à ceux de l'an dernier. La diminution de la marge viande et l'augmentation des frais commerciaux et des dépenses d'exploitation sont essentiellement responsables de cette situation.

Évoluer dans un monde en mouvement
Dans le contexte économique incertain de 2011 et dans l'environnement hautement concurrentiel qui est le nôtre, nos résultats sont la preuve que nos employés se sont mobilisés pour notre réussite.

En 2012, nos établissements devraient mener à terme le processus entrepris en 2010 qui vise à obtenir la certification SQF 2000, de la Global Food Safety Initiative (GFSI), une norme reconnue internationalement qui nous permettra de dépasser les standards actuels en matière de biosécurité et de mieux répondre aux exigences de nos clients.

Nos ressources humaines revêtent une importance capitale et nous permettent de nous différencier de nos concurrents. Nous allons donc continuer de pratiquer une communication ouverte avec notre personnel et d'encourager le développement de ses compétences.

En 2011, nous avons procédé à des investissements importants dans la modernisation de notre équipement; citons l'installation d'un système d'insensibilisation des oiseaux au CO2 à notre usine de Saint-Jean-Baptiste et l'acquisition d'un nouveau centre de distribution à Saint-Bruno. Nous avons continué également à doter nos établissements des technologies environnementales les plus à jour possible. Par ailleurs, nos services de R et D et de marketing ont uni leurs efforts pour proposer aux consommateurs plusieurs innovations et, notamment, répondre à leurs attentes de plus en plus grandes en matière de santé. À titre d'exemple, nous avons lancé une gamme complète de charcuteries de volaille Flamingo sans nitrites, sans gluten et faibles en gras. C'est une première.

Enfin, 2012 sera une année de célébration. Notre grande marque Lafleur a 100 ans et sera bien visible auprès des consommateurs québécois, qui lui accordent un des plus hauts taux de notoriété sur le marché. Olymel participera également aux célébrations entourant le 90e anniversaire de La Coop fédérée. J'en profite donc, au nom des employés d'Olymel, pour souhaiter longue vie à La Coop fédérée.

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