Entretiens
C'est parce qu'elle participait activement aux assemblées de la coopérative depuis plusieurs années qu'un administrateur sur le point de quitter son poste l'a invitée, en 2010, à lui succéder. Très intéressée par la vie associative, elle n'a pas hésité longtemps avant de s'engager, voyant cela à la fois comme un défi et une continuité de son travail.

« À la ferme, je gère les besoins autour de moi pour que personne ne manque de rien. Je vais au-devant de tout », explique-t-elle à propos de son rôle dans l'entreprise familiale, où elle travaille depuis 37 ans avec son conjoint, Jérôme Ostiguy, président du Syndicat de l'UPA de la Haute-Yamaska, de même qu'avec un de ses trois fils, Joël, et sa conjointe, Anny.

Comptant une centaine de vaches laitières, l'entreprise est également active dans la production vache-veau et l'acériculture. Elle accueille des jeunes qui viennent faire des stages dans le cadre de leurs études. De plus, un projet n'attend pas l'autre pour améliorer les bâtiments ou la productivité. Depuis l'été, par exemple, la maison est en rénovation. « On travaille tout le temps ! » reconnaît cette femme organisée qui a manifestement trouvé sa voie dans l'agriculture.

Les occasions de décrocher de la ferme sont en conséquence assez rares. « Mais ça ne nous manque pas vraiment », affirme la grand-maman de huit petits-enfants, qui prend quand même du temps pour elle et être en famille ou entre amis. Active et curieuse, elle espère bien avoir un jour l'occasion de voyager pour découvrir le monde, mais pas question pour elle de retourner sur une plage dans le Sud, où elle s'est déjà beaucoup ennuyée !

Toujours son mot à dire
À ce jour, son expérience d'administratrice à La Coop Excel est très positive. « On forme un beau groupe. On se respecte beaucoup. Et j'ai toujours mon mot à dire », se réjouit-elle.

Elle apprécie le fait que ses collègues soient actifs dans différents secteurs – laitier, porcin et avicole. « C'est un plus. Quand on prend des décisions, on est conscients des enjeux dans les trois productions. »

Si la décision de verser une première ristourne aux membres après 25 ans d'existence a été agréable à prendre, celle de fermer la meunerie, en 2011, a été particulièrement difficile pour elle. « J'étais personnellement concernée. C'est toujours moi qui allais à la meunerie et j'avais des contacts directs avec le personnel, explique-t-elle. Mais comme administratrice, j'ai dû prendre sur moi et me rallier à ce projet Chrysalide, qui servait au mieux les intérêts de notre coopérative et de l'ensemble du réseau. »

Pour elle, s'impliquer comme dirigeante demande qu'on y mette du cœur. « Mais il faut demeurer libre de ses opinions. Il ne faut pas se sentir attachée. »

Répondre aux questions et aux demandes des gens du milieu est également très important pour cette femme communicative. « Même si ça ne fait pas longtemps que je suis en poste et que je n'ai pas toujours l'information, je me fais un devoir de me renseigner et de rapporter les réponses. »

Elle essaie aussi de faire parler les gens pour qu'ils expriment franchement leur opinion. Car cela permet, selon elle, de tuer dans l'œuf bien des sources de mécontentement et de tension !
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