Entretiens
En 2011, les ventes se chiffraient à 4,4 milliards $, avec un excédent de 92,7 millions $. Pour une deuxième année consécutive, l'entreprise enregistre des résultats records, tant sur le plan des ventes que de l'excédent avant ristournes et impôts.
Malgré la volatilité des marchés, certains secteurs ont davantage contribué à ces résultats. Mentionnons la hausse notable des résultats d'Agronomy Company of Canada Ltd, ainsi que ceux d'Agrico Canada Limited, acquise en septembre 2011. Le secteur volaille d'Olymel présente également de très bons résultats, supérieurs à l'exercice précédent compte tenu de l'amélioration des marges sur intrants. Dans une moindre mesure, le Service quincaillerie et matériaux et le Secteur des Énergies Sonic ont aussi bien contribué aux résultats. Le secteur porc d'Olymel, qui souffre d'une décroissance de la production porcine au Québec et dans l'Ouest, enregistre des résultats inférieurs à l'exercice précédent. Ajoutons à ces contributions un gain net de 13,1 millions $ provenant d'une indemnité d'assurance à la suite de l'incendie à l'usine de Princeville. Rappelons qu'en 2011 un gain net de disposition de 8,8 millions $ avait été inscrit aux résultats à la suite de la vente de droits d'approvisionnement.

L'augmentation des ventes s'explique par des ventes en hausse de 52 millions $ au sein d'Olymel s.e.c., principalement attribuables à des prix de marché soutenus dans le secteur volaille, et par des ventes additionnelles de 373 millions $ générées par Agrico Canada et Grower Direct Exports, de même que par la hausse des volumes de vente et des prix de vente pour la plupart des secteurs de l'Approvisionnement.

Pour l'exercice terminé le 27 octobre 2012, compte tenu des ristournes de 32 millions $ et des impôts sur l'excédent de 10,5 millions $, l'excédent net s'élève à 53,9 millions $, comparativement à 44,3 millions $ en 2011.

Activité Approvisionnement
Ventes en 2012 : 2,6 milliards $
Ventes en 2011 : 2,3 milliards $

Les ventes de l'Approvisionnement atteignent un sommet et s'élèvent à 2,6 milliards $, en augmentation de 373 millions $, soit 16,6 % de plus que l'an dernier, alors qu'elles se chiffraient à 2,3 milliards $.

L'inflation du prix des grains et des produits pétroliers compte pour une partie de l'augmentation des ventes de l'Approvisionnement. L'essentiel de la croissance provient de l'année complète d'exploitation, à titre de filiales exclusives, d'Agrico Canada et de Grower Direct Exports, acquises au cours de l'année dernière. La croissance des volumes de ventes du Secteur des grains et l'implantation du projet Chrysalide en alimentation animale ont notablement contribué à la hausse des ventes.

L'excédent d'exercice avant impôts et les gains sur disposition d'éléments d'actif totalisent 60,9 millions $ et sont en hausse de près de 9 millions $, soit 16,8 % sur l'an dernier.

Secteur des productions animales
Ventes en 2012 : 329,3 millions $
Ventes en 2011 : 299,2 millions $

Les ventes du Secteur des productions animales ont totalisé 329,3 millions $. Elles ont augmenté de 30,1 millions $ par rapport aux ventes de 299,2 millions $ de l'exercice précédent. Cette hausse résulte de la hausse des prix des intrants et de l'implantation quasi complétée du modèle Chrysalide en alimentation animale pour le Service des ruminants. Près de la totalité des volumes qui étaient fabriqués par un grand nombre de meuneries sont à présent produits par 11 usines seulement, d'où d'importantes économies pour les coopératives affiliées et les producteurs membres du réseau coopératif agricole.

La production porcine québécoise poursuit sa transformation. Les nombreuses acquisitions de fermes, par des entreprises diversifiées verticalement, ont rétréci encore davantage le marché libre de cette industrie. Malgré cela, la stabilité de nos volumes vendus indique que nos parts de marché se sont accrues. L'outil de grande valeur que représente la Filière porcine coopérative en est certainement l'acteur principal. Le volume d'aliments avicoles est en légère baisse dans un contexte de stabilité de nos parts de marché.

Secteur des productions végétales
Ventes en 2012 : 770,7 millions $
Ventes en 2011 : 526,5 millions $

Les ventes de fertilisants augmentent de 23,3 millions $ et atteignent 133,4 millions $, par rapport à 110,1 millions $ pour l'exercice précédent. Les volumes vendus au Québec sont en progression de 3,4 %. Cette hausse est en partie attribuable à une demande accrue, mais résulte aussi d'une plus grande part de marché couverte par nos réseaux québécois.

À 44,3 millions $, les ventes de semences ont progressé de 5 %. Nos parts de marché au Québec sont en légère augmentation dans le maïs, le soya et le canola. Les superficies en culture de maïs et de canola ont augmenté de près de 10 % pour chacune de ces variétés par rapport à l'an dernier. Les ventes dans le domaine de la protection des cultures ont augmenté à 45,8 millions $, soit une hausse de 2,8 millions $. Les parts de marché du réseau La Coop sont aussi en augmentation de près de 4 % pour ce secteur.

Les ventes d'Agronomy ont atteint 285,3 millions $, en légère diminution sur l'an dernier, alors qu'elles s'élevaient à 289,9 millions $ : cela est attribuable au fléchissement du prix des fertilisants, qui a été plus important que l'augmentation des volumes. Agrico termine son premier exercice complet au sein de La Coop fédérée avec des ventes totalisant 220 millions $, comparativement à 26,3 millions $ enregistrés l'an dernier pour deux mois d'activité.

Secteur des grains
Ventes en 2012 : 608,5 millions $
Ventes en 2011 : 495,4 millions $

Le chiffre d'affaires total du Secteur des grains est en hausse de 113,1 millions $ et s'élève à 608,5 millions $, comparativement à 495,4 millions $ l'an dernier. Malgré une récolte 2011 en forte diminution, les volumes commercialisés au Québec par le Secteur des grains sont demeurés stables. Ainsi, les ventes de 345,2 millions $ réalisées cette année sont en hausse de 22,3 millions $ – ou 7 % – par rapport à l'exercice précédent, ce qui se compare à l'inflation du prix des grains.

Les ventes de Grains Elite augmentent de 22,6 millions $ et se chiffrent à 178 millions $; elles résultent de l'augmentation moyenne des prix de 38 $ la tonne métrique et d'une hausse de volume dans un contexte de récolte 2011 comparable à celle de la saison précédente.

L'acquisition de Grower Direct Exports, le 1er juillet 2011, porte ses fruits. Cette filiale a généré des ventes additionnelles de 85,3 millions $ au Secteur des grains. L'an dernier, les ventes de Grower Direct s'élevaient à 17,1 millions $ pour quatre mois d'exploitation.

Secteur quincaillerie et machines agricoles
Ventes en 2012 : 248,8 millions $
Ventes en 2011 : 239,3 millions $

Les ventes du Secteur quincaillerie et machines agricoles sont en hausse de 9,5 millions $ et totalisent 248,8 millions $, comparativement à 239,3 millions $ pour le dernier exercice. De cette hausse, 7,7 millions $ proviennent du Service quincaillerie et matériaux, grâce à l'adhésion de nouveaux marchands à l'enseigne Unimat et à une croissance de 8,8 % des ventes de quincaillerie agricole. À 19 millions $, les ventes de machines et pièces sont en hausse de 2,7 millions $.

Secteur Énergies Sonic
Ventes en 2012 : 763,7 millions $
Ventes en 2011 : 736,8 millions $

Les ventes du Secteur Énergies Sonic se chiffrent à 763,7 millions $, comparativement à 736,8 millions $ l'an dernier. Cette augmentation découle de l'inflation des prix des produits pétroliers. Le doux hiver connu l'an dernier et les rares précipitations de neige ont provoqué une réduction importante de la consommation d'essence et de diésel. Les volumes vendus par le Secteur Énergies sont donc en baisse de 10,1 millions de litres pour le Service résidentiel et commercial et de 7,8 millions de litres pour le Service à l'automobiliste.

Les ventes du Service du propane sont en baisse de 13,6 %. Cette diminution résulte du faible prix du gaz naturel qui a entraîné le prix du propane dans son sillage, et de la faible demande de propane agricole pour le séchage de la récolte 2012.

Faits saillants
[en milliers de dollars] 2012 2011
Produits 4 867 113 $ 4 442 438 $
Excédent d'exploitation 67 936 73 286
Excédent avant ristournes et impôts sur l'excédent 96 585 92 686
Ristournes 32 216 36 500
Excédent net 53 893 44 272
Excédent net attribuable aux membres de la Société 39 649 31 652
Débiteurs et stocks 732 656 689 756
Actif à court terme 781 112 716 014
Fonds de roulement 212 606 170 068
Immobilisations corporelles, au coût 1 129 975 1 117 101
Immobilisations corporelles, valeur comptable nette 446 903 459 458
Actif total 1 517 054 1 393 285
Dette à long terme incluant la portion exigible à moins d'un an 162 671 212 478
Actions privilégiées et Avoir de la Société 590 372 457 121
Nombre d'employés 9 583 9 662


Conclusion
Dans un marché en pleine mutation, bouleversé par une instabilité croissante des prix, La Coop fédérée, les coopé­ratives affiliées et les filiales s'en tirent bien. Il est rassurant de terminer l'année avec un aussi bon bilan.

Que va-t-on retenir de l'année 2012 ? Outre des résultats financiers qui ont atteint un sommet historique, on parlera des grands chantiers Chrysalide qui continuent de transformer profondément les pratiques et la culture d'affaires du réseau. La structure du marché nous oblige à préciser nos processus et à réduire nos frais d'exploitation à travers des synergies et la chasse aux actifs sous-utilisés.

Le marché canadien se développe de façon accélérée. La taille limitée du marché québécois nous oblige à investir intelligemment et à rechercher des occasions de mieux utiliser nos installations au Québec, d'exprimer l'immense potentiel de nos gens et de pousser plus loin les avantages concurrentiels de nos métiers. C'est ce que nous visons notamment par notre entente avec Indian Farmers Fertiliser Co-operative (IFFCO) pour la construction d'une usine de production d'urée à Bécancour.

L'année 2012 aura aussi été marquée par notre incursion dans le secteur de la biomasse agricole. C'est une première pour La Coop fédérée que d'investir dans ce nouveau métier que l'on dit très prometteur, mais qui comporte certains risques, puisqu'il est, lui aussi, soumis aux grandes variations des prix de l'énergie. Jour après jour, donc patiemment, nous construisons le réseau de demain.
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