Entretiens
En 2011, les ventes se chiffraient à 4,4 milliards $, avec un excédent de 92,7 millions $. Pour une deuxième année consécutive, l'entreprise enregistre des résultats records, tant sur le plan des ventes que de l'excédent avant ristournes et impôts.
Les marchés extérieurs ont maintenu leur demande à peu près au même niveau que l'an dernier. Olymel a été à l'origine de 28,2 % des exportations canadiennes de viande de porc.

L'année 2012 a également apporté son lot de défis au pays. La production porcine a été touchée par de nombreuses turbulences. La flambée du prix des grains, son impact financier sur les producteurs de porcs ainsi que la diminution de la production porcine au Québec sont parmi les principaux facteurs qui, en 2012, ont amené Olymel à réévaluer ses stratégies. Notre priorité est d'assurer nos approvisionnements afin de continuer de répondre à la demande de nos clients.

PORC FRAIS

Le secteur porc frais Est a enregistré un bénéfice en 2012, malgré une diminution de la marge viande. La hausse du poids des porcs a atténué les effets d'une troisième baisse de volume en trois ans. Pour réduire l'impact de cette diminution, Olymel a augmenté son volume d'approvisionnement de porcs en provenance de l'Ontario et a eu recours, pour une troisième année, au programme fédéral de temps partagé à son abattoir de Princeville.

Le secteur porc frais Ouest enregistre des résultats positifs pour une cinquième année d'affilée, mais ils sont toutefois inférieurs à ceux de l'an dernier. La marge viande obtenue dans l'Ouest demeure plus élevée que dans l'Est, conséquence de coûts d'approvisionnement moindres et d'un portefeuille de clients plus avantageux en raison de la proximité géographique de ceux-ci. Comme dans l'Est, on a assisté dans l'Ouest à une hausse du poids des porcs et à une diminution des volumes d'abattage.

En octobre 2012, Olymel a déposé une offre d'achat pour l'entreprise Big Sky Farms, de Saskatchewan, qui produit un million de porcs par année. La transaction a été conclue le 20 janvier dernier. Cette première incursion dans la production porcine permettra à Olymel d'assurer ses approvisionnements dans l'Ouest. Big Sky Farms étant déjà le fournisseur le plus important de l'usine de Red Deer, Olymel entend profiter pleinement de l'expertise de ses propriétaires afin de maximiser les synergies des nouvelles activités.

L'industrie porcine devra relever de nombreux défis. Parmi eux figure la question du bien-être animal et, particulièrement, l'abolition des cages de gestation des truies. Olymel croit que ce changement est inévitable. Il est déjà en voie de réalisation dans de nombreux pays. Olymel estime que progressivement, sur une période de 10 ans, l'industrie canadienne devra elle aussi se conformer à cette nouvelle exigence des marchés.

PORC TRANSFORMÉ ET BACON

Comparativement aux derniers exercices, le secteur de la surtransformation porc a enregistré une forte croissance de ses volumes en 2012. Ce rendement découle en bonne partie d'un contrat majeur à long terme conclu l'an dernier. Par contre, le secteur du bacon présente encore cette année des résultats négatifs, dans le contexte d'une diminution substantielle des volumes et d'une concurrence américaine toujours très vive. La perte enregistrée en 2012 a toutefois considérablement diminué par rapport à l'an dernier, notamment en raison du recouvrement de l'assurance. Les derniers mois de l'exercice montrent des signes encourageants, qui laissent entrevoir une amélioration importante des résultats en 2013. L'incendie de l'usine de bacon de Princeville, le 6 mai dernier, a conduit Olymel à revoir son plan de réorganisation de ce secteur et à décider de concentrer ses activités dans ses deux usines restantes de fabrication de bacon, soit à Drummondville et à Cornwall. La mise en œuvre de ce plan prévoit entre autres la spécialisation des usines par type de produit ainsi qu'un agrandissement de l'usine de Cornwall, avec la construction d'un fumoir et un ajout de capacité pour les activités de viande transformée.

VOLAILLE FRAÎCHE ET TRANSFORMÉE

Le secteur de la transformation primaire de poulet présente pour 2012 des résultats positifs, dépassant du double ceux de l'an dernier. Encore cette année, l'augmentation du prix des grains a eu un impact à la hausse sur le coût du poulet vivant, mais ce facteur, combiné à une meilleure gestion des volumes de production, a entraîné un raffermissement des prix de vente et soutenu les marges. Au Québec, l'entrée en vigueur de la nouvelle convention de mise en marché de la volaille devrait nous permettre de stabiliser nos parts de marché, de limiter le commerce interprovincial et, à terme, de réduire les primes payées aux producteurs. Par ailleurs, la toute nouvelle usine d'abattage et de découpe de poulets Sunnymel de Clair, au Nouveau-Brunswick, copropriété d'Olymel et du producteur Groupe Westco, a entrepris ses activités le 30 novembre dernier.

Le secteur du dindon a été très rentable en 2012 et a généré un profit historique. Ces excellents résultats sont attribuables à plusieurs facteurs, dont l'augmentation du poids des dindons mâles après l'installation du procédé d'anesthésie au CO2 en 2011, l'abattage de dindons en provenance de la Nouvelle-Écosse, la croissance de la demande de produits à valeur ajoutée ainsi que l'impact de l'augmentation des prix de vente sur la marge viande. Finalement, bien que positifs, les résultats de 2012 du secteur de la volaille transformée sont en baisse. La hausse du coût des approvisionnements a eu pour conséquences une réduction de la marge viande et une diminution du volume des ventes.

En un peu moins d'un quart de siècle, Olymel est devenue non seulement un leader incontournable de la transformation agroalimentaire au Canada, mais également un exportateur de premier plan de nos produits de viande de porc sur les marchés internationaux. Solidement implantée au Québec, notre entreprise est désormais active à l'échelle canadienne, avec des établissements importants en Ontario, en Alberta, en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick. Chaque région et chaque marché présentent leurs propres défis et leurs propres occasions d'affaires. Il faut poursuivre sur la lancée de l'innovation.

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