Entretiens
Lors de l'assemblée générale annuelle de la Filière porcine coopérative, tenue en avril dernier, plus de 170 producteurs de porc ont appris qu'ils auraient droit à une seconde ristourne en deux ans pour leur participation à la Filière. Une nouvelle réjouissante dans une AGA remplie de surprises.
Guy Dartois, président de Cooperl Arc Atlantique après son exposé, accompagné de Denis Richard, président de La Coop fédérée.
Cette année, les producteurs pourront se partager 5,4 millions $ de ristourne à raison de 3,75 $ par dose de semence et 5,03 $ par porc. Si les éleveurs avaient pu mettre la main sur 8,25 million $ lors de l'an 1 de la Filière, le conseil d'administration de La Coop fédérée aura été plus généreux cette année, acceptant de redistribuer aux producteurs une part plus importante des profits d'Olymel, malgré une profitabilité à la baisse de cette dernière.

Au chapitre du membership, la progression des adhésions à la Filière a continué de croître (de 185 à 203 membres en neuf mois), mais a ralenti. Si de nouveaux membres ont joint le mouvement, ceux ayant quitté la production ont freiné la marche. Rien toutefois pour décourager Robert Brunet, directeur général des productions animales de La Coop fédérée. « La Filière dans cinq ans sera très différente de celle d'après seulement deux ans d'existence. » Le modèle de Cooperl Arc Atlantique inspire d'ailleurs beaucoup M. Brunet.

De la grande visite
Les producteurs et les conseillers porcins présents ont pu entendre les propos du président d'une coopérative française, Cooperl Arc Atlantique, développée en filière complète (réseau de 80 boucheries et marques de commerce pour les produits vendus en supermarché). Cette coopérative compte 2700 membres et abat 4,8 millions de porcs annuellement. Son président et lui-même producteur de porcs, Guy Dartois, impressionné par la ristourne versée aux membres de la Filière, est venu rassurer les producteurs. « Vos préoccupations [quant à la volatilité des prix du porc et des intrants] sont fortes et rejoignent les nôtres. Nous vivons les mêmes vicissitudes. »

Une idée qui pourra séduire les organisations syndicales et coopératives d'ici : cette coopérative française compte sur une force de frappe de 200 de ses jeunes membres, rebaptisés « bâtisseurs ». Ces derniers sillonnent les campagnes et assurent leur présence à tous les événements, de manière à rehausser l'image de marque de la coopérative, à imprimer un élan d'optimisme chez les jeunes en processus de relève, à brasser des idées et à stimuler le sentiment d'appartenance de tous.

« Nous avons le devoir d'être optimistes », a conclu le Français, qui est administrateur de cette coopérative depuis 1981.

Une soirée appréciée
Même si les temps durs dans le porc n'incitent personne à rire, l'humoriste Dominic Paquet a su dilater les rates et faire décrocher du quotidien les producteurs présents lors de la soirée-reconnaissance qui suivait l'AGA. Cet événement fut aussi l'occasion de remettre des prix aux éleveurs ayant réalisé les meilleures performances technico-économiques.

Ce qu'il faut

« Il faut garder le dynamisme de tous dans un modèle d'intégration verticale. Imaginez ce qu'on pourrait réussir ensemble ! »


Denis Richard, président, La Coop fédérée

« Il nous faut diversifier nos débouchés commerciaux : seulement 9,3 % de nos exportations se font dans des pays en émergence. »

Claude Lafleur, chef de la direction, La Coop fédérée
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