Entretiens
Depuis 10 ans, l'émission Par-dessus le marché sillonne les rangs pour rendre compte des réalités du monde agroalimentaire. Il était donc normal, à l'invitation du Service des communications de La Coop fédérée, que l'émission traite des 100 ans de la jeunesse rurale québécoise. Dix ans, cent ans, deux occasions de célébrer pour le prix d'une!



L'une est comédienne et restauratrice, l'autre est journaliste de métier. Ensemble, ils font la paire pour animer Par-dessus le marché.
L'équipe de Par-dessus le marché – un directeur photo, un preneur de son, un recherchiste-intervieweur et un réalisateur – fait son entrée sur les lieux de l'Expo provinciale de Montmagny. Le sujet du jour : le concours de présentation, un prétexte pour mettre en valeur l'Association des jeunes ruraux du Québec (AJRQ), qu'expliquera en long et en large sa présidente, Marie-Pier G. Vincent, lors de l'entrevue.

Dans la grande salle où loge le bétail, la présence d'une grosse caméra et d'une perche télescopique fait tourner les têtes, même celles des jeunes fort occupés à bichonner leurs génisses pour le début du concours. Pendant que les deux techniciens règlent la caméra HD et l'équipement de son, plus sensible que l'oreille humaine, le réalisateur et le recherchiste se mettent en mode « repérage ». Ici, un beau cadre pour une entrevue. Là, un point de vue sur l'arène à ne pas manquer pour le visuel. Tout au long, on discute avec les gens, autant de séances improvisées de casting pour voir quelles sont les langues qui se délient facilement. On sème aussi à tout vent la date de diffusion du reportage, allant jusqu'à la faire annoncer au micro par la directrice générale de l'AJRQ, Annie Chabot.

Devant la caméra, Marie-Pier (avec qui le recherchiste avait fait une longue préentrevue téléphonique, étape obligée pour tous ceux qui interviennent dans l'émission) s'allume littéralement. Elle explique – avec précision et concision, car le segment ne fera que trois minutes à la télé! – l'abc de l'association qu'elle représente. Son enthousiasme communicatif crèvera l'écran.

Cinq jours plus tard, c'est dans une ferme bovine de Saint-Damien-de-Buckland (Bellechasse) qu'a rendez-vous l'équipe pour filmer une activité à caractère social de l'Association de la relève agricole de la région de Québec, en collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ). À filmer : des jeunes qui se retrouvent pour décrocher du quotidien astreignant de la ferme. Joutes de volleyball et de washer, défi sportif, épluchette et barbecue, le tout commandité par des coopératives agricoles locales.

Trois, deux, un, ça tourne! En entrevue, les numéros un et deux de la Fédération, Alain Audet et Emmanuelle Vincent, répondent aux mêmes questions de l'intervieweur. Au montage, le réalisateur prendra les meilleures réponses de l'un et l'autre pour composer un segment de trois minutes instructif et rythmé. Ainsi, impossible de zapper pour le téléspectateur!

Une pluie soutenue oblige la quarantaine de jeunes présents et l'équipe à se réfugier dans l'étable de la Ferme AMB, ce qui permet à l'équipe de souffler un peu et de lier connaissance avec les jeunes, toujours impressionnés devant la caméra, qui vaut quelques dizaines de milliers de dollars. Ici et là, on entend les jeunes relèves parler à bâtons rompus de leur situation : des foins pénibles à faire cette année ou des difficultés à trouver des terres cultivables abordables, autant de sujets dont a parlé ou parlera l'émission lors de sa 11e saison.

Mathieu Couture, président de la Table de concertation de la jeunesse rurale, décerne le trophée du concours de présentation à Alana McKinven, du Hatley 4-H Club.



Même s'il s'agit du concours d'art de présenter (showmanship), on s'active en coulisse pour que les animaux soient plus que présentables.



Pas facile de faire avancer un animal qui pèse plus que soi… surtout que le juge nous a à l'œil!



Un défi sportif tout agricole attendait les jeunes présents à la Ferme AMB, dans Bellechasse. Les artistes de l'image et du son, sous la direction d'un réalisateur, observent attentivement les participants.



Une fois l'entrevue terminée, les vedettes du jour, Emmanuelle Vincent et Alain Audet, de la FRAQ, n'ont plus qu'à afficher leur plus beau sourire.



 



Mouvements fluides pour un excellent rendu à l'écran de la ferme du président de la Fédération des producteurs de porcs, David Boissonneault.



Les tournages dans le secteur de la transformation ne sont pas en reste, comme ici chez Lassonde. En d'autres temps, des PME de ce secteur sont à l'honneur.



Dix ans dans les coulisses de l'agro

« Si l'émission Par-dessus le marché est encore bien campée dans le décor télévisuel québécois, c'est certainement parce que la filière agroalimentaire s'est approprié l'émission », fait valoir son producteur, Jacques Fortin. Ce dernier gravite dans les coulisses de l'agro depuis plus de 15 ans, d'abord avec Cultivé et bien élevé, puis avec Par-dessus le marché. Appuyée financièrement depuis le début par La Coop fédérée et Olymel, l'émission compte aussi sur le soutien du gouvernement du Québec, d'Agropur, de la Société des alcools du Québec, de l'Union des producteurs agricoles, du Porc du Québec et de grandes marques, comme Arctic Gardens, Oasis, La Petite Bretonne et Agropur Signature.

Au départ diffusée à TVA, l'émission est depuis deux ans sur les ondes de V Télé, ce qui lui attire un nouveau public et renouvelle l'intérêt pour une émission traitant de l'agroalimentaire, dans une offre plus que bien garnie d'émissions essentiellement culinaires.

Pour réussir à mettre en son et en images ce milieu si complexe qu'est l'agroalimentaire, l'émission doit compter sur une équipe aguerrie de pigistes rompus aux productions télévisuelles. Certains membres de l'équipe – à commencer par sa réalisatrice-coordonnatrice, Guylaine Laframboise – bossent à Par-dessus le marché depuis ses débuts, ce qui fait d'eux des gens ayant une bonne connaissance des milieux agricole et alimentaire.

D'abord animée par Martin Drainville durant les six premières saisons, l'émission a accueilli la comédienne Chantal Fontaine pour une édition renouvelée à sa septième année. Puis, surchargée de contrats, Chantal n'a pu cette année assurer que les segments studio de l'émission, laissant au bien connu ex-animateur de La semaine verte, Errol Duchaine, le soin de parcourir le Québec gourmand à sa place, 26 fois plutôt qu'une.

Quelques faits sur Par-dessus le marché

– Chaque minute de télédiffusion nécessite en moyenne 25 minutes d'enregistrement.

– Cette année, une quarantaine de personnes travaillent sur la série, ce qui représente pour chaque demi-heure d'émission l'équivalent du travail de 18 personnes à temps plein pendant une semaine.

– Contrairement à nombre de magazines télé qui ne quittent pas la région montréalaise, l'équipe a parcouru plus de 10 000 km, entre mai et septembre derniers, de la Gaspésie à l'Abitibi.

Les 100 ans à l'écran

Le reportage sur les 100 ans de la jeunesse rurale québécoise sera diffusé le dimanche 13 octobre 2013, à 12 h. Pour revoir les épisodes de Par-dessus le marché, rendez-vous sur le site de V Télé : vtele.ca/emissions/par-dessus-le-marche..

 
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