Entretiens
Chaque année, près de 1,5 million de tonnes de sel de voirie sont épandues au Québec. Or ce mal nécessaire pour la sécurité routière est néfaste non seulement pour les véhicules et les infrastructures, mais aussi pour la végétation, la faune, de même que la qualité de l'eau et des sols. À titre d'exemple, on estime qu'ils endommagent chaque année pas moins de 15 % des arbres le long des routes québécoises !
Les aménagements paysagers et les arbres des particuliers ne sont évidemment pas épargnés. Il est toutefois possible de réduire l'impact négatif du sel de voirie en choisissant des espèces d'arbres plus tolérants au sel pour les sections de terrain situées près des routes.

Leur métabolisme étant actif à l'année, il faut savoir en effet que les conifères sont plus vulnérables aux sels atmosphériques que les feuillus. On les remplacera donc de préférence par des espèces résistantes au sel comme le marronnier commun, le robinier (faux acacia), le févier, le chêne rouge et le chêne blanc. On pourra également protéger les conifères verticaux déjà plantés près des voies passantes en les enveloppant d'une double toile de jute.

Sel de déglaçage nocif
Sur son propre terrain, on s'efforcera d'utiliser des produits moins toxiques pour déglacer son entrée de garage, ses allées et ses escaliers. En effet, peu de gens sont conscients du fait que le populaire et économique sel de déglaçage ou « sel gemme » est tout aussi corrosif et toxique que le sel de voirie. Composé essentiellement de chlorure de sodium, le sel gemme peut brûler les pelouses, les arbustes et le feuillage au contact. Une fois dilué dans l'eau et infiltré dans le sol, il peut aussi modifier le pH du sol et perturber l'absorption de nutriments ainsi que la capacité de germination et de formation des tiges, des feuilles et des fleurs.

Le sel de déglaçage est également nocif pour les animaux de compagnie qui peuvent l'ingérer directement ou se léchant les pattes et le poil après avoir gambadé sur des surfaces contaminées. Selon l'Animal Poison Control Center (APCC), il peut causer divers symptômes chez les animaux comme des vomissements, de la diarrhée et même le décès dans les cas très graves. Il est aussi irritant pour les coussinets de leurs pattes, qui peuvent se craqueler et s'infecter.

Produits de remplacement plus écologiques
L'option la plus écologique pour remplacer le sel consiste à employer du sable ou du gravier comme antidérapant. Pour les escaliers, les tapis de jute ou les plaques de caoutchouc faites de pneus recyclés représentent des solutions très efficaces. En plus de préserver sa pelouse, ses plantes ornementales et ses animaux de compagnie, on évitera d'endommager les structures de béton et de métal sur sa propriété, de même que les tissus et les parquets.

Il existe également des déglaçants ou fondants plus écologiques. Le chlorure de calcium, par exemple, est réputé sans danger pour la végétation, le béton mature, le pavé uni et l'asphalte. Comparativement au sel qui est endothermique (absorbe la chaleur), le chlorure de calcium est exothermique (dégage de la chaleur), ce qui lui permet en plus d'être efficace de – 10 à – 40 °C.

Si vous choisissez malgré tout d'utiliser du sel de déglaçage, appliquez-le avec parcimonie. Évitez aussi de l'employer à partir du mois d'avril, car les plantes qui sortent de leur période de dormance sont beaucoup plus fragiles.
 
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