Entretiens
Les analystes du laboratoire de semences La Coop travaillent fort pour vous garantir des semences pures et viables, premier pas vers des rendements prometteurs. Et grâce à des investissements d'un quart de million de dollars, le laboratoire se dote d'installations de classe mondiale. Visite guidée.
Un maraîcher vient d'acheter des semences de légumes des Pays-Bas, mais il doute de leur pureté. Il fait analyser ses graines par un laboratoire indépendant accrédité par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), celui de La Coop fédérée. Ou encore : une coopérative agricole n'a pas vendu tout son stock de semences et désire s'assurer de leur potentiel germinatif comme semence « No 1 » la saison suivante. Elle fait parvenir des échantillons au laboratoire de semences qui fait germer 200 graines par échantillon dans l'une de ses cinq nouvelles chambres de croissance, qui ont remplacé les germoirs désuets.

Bien des choses ont changé en un quart de siècle pour le laboratoire de semences La Coop, fondé en 1988 à la suite de la privatisation des services dans ce secteur, alors assumés par l'ACIA. D'abord dirigé par Antonine Rodier-Beauchesne, le laboratoire de semences La Coop est administré depuis 1995 par Chantal Lecavalier. « Si Antonine n'avait pas eu dès le départ la passion qu'on lui connaît, nous ne serions pas rendus là où nous sommes aujourd'hui », estime Mme Lecavalier, diplômée de l'Institut de technologie agroalimentaire qui a joint le laboratoire dès ses débuts. Trois analystes de semences – les deux autres étant Nadine Beaudoin et Nathalie Bourassa – y travaillent aujourd'hui. Et n'accède pas au titre d'analyste qui veut : il faut passer la batterie d'examens théoriques et pratiques conçus et administrés par l'ACIA. Des années de pratique sont nécessaires pour mémoriser l'apparence des semences de graminées, de légumineuses et d'une multitude d'autres familles botaniques, autant d'espèces sauvages que cultivées.

Tout féminin, le personnel du labo : la coordonnatrice et analyste senior Chantal Lecavalier (au centre), et les analystes Nadine Beaudoin (senior) et Nathalie Bourassa.

Depuis 1988, le laboratoire de semences se trouve au Centre de distribution en productions végétales de La Coop, à Longueuil. Il occupe une superficie d'un peu plus de 100 mètres carrés.

De nouveaux défis
Dans un monde où l'importation de nouvelles variétés est de plus en plus facile, où les espèces végétales dites « envahissantes » traversent aussi plus facilement les frontières et où des producteurs biologiques veulent s'assurer de ne pas cultiver ou vendre de semences génétiquement modifiées, un laboratoire comme celui de La Coop est appelé à faire bien plus que des analyses de pureté et des tests de germination. Et grâce aux investissements récents que vient de réaliser le Secteur des productions végétales de La Coop, le laboratoire assure sa place dans les ligues majeures du contrôle de la qualité des semences, non seulement au Québec – où il est le plus gros labo embauchant le plus d'analystes à temps plein –, mais également parmi la trentaine de laboratoires du Canada, juge André Mercure, directeur général des productions végétales. « Pour le réseau La Coop, un laboratoire de semences demeure un centre de coûts indispensables. Avec nos nouvelles installations, nous nous positionnons toutefois pour amoindrir les coûts et favoriser les revenus au Québec et hors Québec en offrant au réseau et à nos partenaires un service à valeur ajoutée de classe mondiale. »

Il en coûte en moyenne 30 dollars pour un test de germination. Le laboratoire La Coop reçoit les demandes de particuliers, de producteurs agricoles, de semenciers, de coopératives affiliées, etc.

Une offre de services en mutation
• Analyses de pureté et de germination des semences
• Analyses d'OGM, de vigueur des semences et de viabilité au tétrazolium
• Essais de pureté pour l'import-export des semences
• Services de consultation : audits externes auprès des postes de conditionnement et des importateurs autorisés, formation, soutien technique pour les attestations officielles, les lois et les règlements, etc.
Avant les travaux de rénovation et avec l'aide du conseiller en environnement de La Coop, Luc Turbide, on a poussé la réflexion et orienté les actions vers des équipements et des méthodes de travail plus efficaces et écologiques. Cela a permis de réduire les rejets et la consommation d'eau et d'énergie, tout en rationalisant les matières premières consommées (sable, buvards, cartons, etc.), notamment pour faire germer les graines des quelque 5500 tests effectués annuellement par le laboratoire.

Dans les nouvelles chambres de croissance, les semences germent et les plantules se développent plus rapidement (typiquement de 5 à 28 jours), ce qui accélère l'obtention des certi­ficats d'analyse pour les clients. Les chambres sont réglées à cinq températures et taux d'humidité différents de manière à pouvoir entreprendre des essais de germination à tout moment pour n'importe quelle espèce.

Et pour compléter la description des nouvelles installations, disons que les murs sont d'un blanc immaculé, les postes de travail, ergonomiques, et la collection de semences d'espèces cultivées et de mauvaises herbes, bien garnie avec plus de 800 spécimens dûment identifiés.

Au cours des 25 dernières années, fait remarquer Chantal Lecavalier, les lois et règlements ont changé, la clientèle a changé, le marché des semences a changé, même les semences changent à un rythme effréné. Mais avec le nouveau laboratoire à la fine pointe de la technologie et l'expertise développée par ses analystes, que viennent les défis des prochaines 25 années !

Si les céréales, le maïs et le soya représentent plus de 75 % des espèces analysées au labo, les analystes sont accréditées pour réaliser des tests de germination et de pureté sur bien d'autres espèces végétales cultivées, et même sur les fleurs sauvages.   Avec des investissements de 250 000 dollars, le laboratoire de semences La Coop se positionne comme l'un des plus modernes au Canada. Il offre aussi un milieu de travail motivant aux analystes.


Provenance des revenus du laboratoire de semences La Coop fédérée

Coopératives agricoles affiliées au réseau La Coop.......................28 %
SQS (semenciers, distributeurs, producteurs agricole, etc.)...........14 %
Service des semences de La Coop fédérée..................................58 %

 
Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés