Entretiens
Textes de
Hélène Cossette
Lancé en 2008, le Fonds coopératif d'aide à la relève agricole (FCARA) avait pour but de promouvoir la coopération et d'apporter un soutien financier aux jeunes de la relève, tout en leur permettant de développer leurs compétences. Six ans et 429 participants plus tard, force est d'admettre que l'objectif a été atteint, à tous les niveaux!
La réponse a été très bonne, tant du côté des jeunes que des coopératives », se réjouit Jean-François Harel, secrétaire général de La Coop fédérée et principal instigateur du programme. « Mais la grande surprise, qu'on n'avait pas vue venir, c'est qu'une trentaine de ces jeunes-là siègent maintenant au conseil d'administration de leur coopérative! Bien que le programme n'ait pas été mis en place pour cela, on constate aujourd'hui qu'il ouvre la porte à l'engagement », remarque-t-il avec fierté.

« C'est un très bel outil d'éducation coopérative », renchérit Jean-Nil Laganière, président de La Coop Univert, qui a appuyé 17 jeunes membres depuis 2010 dans le cadre de ce programme. Impressionnée par leur dynamisme lors des formations et des activités associatives, la coopérative a même créé un poste « relève » à son conseil d'administration, en complémentarité avec le fonds.

Même s'il n'a pas droit de vote, l'administrateur-relève participe activement aux discussions, souligne le président de cette coopérative qui a fait de la relève une de ses priorités. « C'est très enrichissant pour le conseil et c'est une excellente façon pour le jeune de voir la coopération de l'intérieur », commente-t-il.

Formation pertinente
Jean-François Harel, secrétaire général de La Coop fédérée, a constaté que le programme coopératif d'aide à la relève ouvre la porte à l'engagement des jeunes auprès de leur coopérative.
Pour le directeur général de La Coop Univert, Dany Côté, un autre point fort du programme est la pertinence de son volet formation. « À notre dernière assemblée annuelle, raconte-t-il, un membre nous a félicités pour la qualité des formations offertes à son fils, qui s'étaient avérées extrêmement utiles pour le développement de leur entreprise agricole. » Si ce volet est parfois perçu comme une contrainte au départ, « rares sont les participants qui ne sortent pas grandis de ces formations », souligne le jeune directeur général. « Nous sommes dans une société du savoir, dans le monde agricole comme ailleurs, remarque Jean-François Harel. Le FCARA s'inscrit parfaitement dans ce courant, car il produit des citoyens mieux formés et qui comprennent la coopération. »

C'est La Coop fédérée qui assume la totalité des coûts de formation des bénéficiaires du FCARA, rappelle le secrétaire général. À ce jour, elle a investi au-delà de 463 579 $ dans ce volet, sans compter un fonds initial d'un peu plus de 100 000 $ créé grâce aux recettes générées par deux matchs-bénéfice entre les anciens Canadiens et des employés de La Coop fédérée.

Aide financière

Assumé à parts égales par La Coop fédérée et les coopératives participantes, le volet aide financière représente de son côté la rondelette somme de 2,8 millions $ depuis six ans. Rappelons que cette aide financière est dans les faits un escompte de 10 % sur les achats d'intrants admissibles, calculé selon le pourcentage de propriété du jeune dans son entreprise. Versé chaque année pendant trois ans, il peut atteindre au total jusqu'à 15 000 $ par ferme.

Dany Côté et Jean-Nil Laganière, respectivement directeur général et président de La Coop Univert. Pour eux, la notoriété du Fonds coopératif d'aide à la relève est telle qu'il est maintenant devenu un incontournable.
À La Coop Univert, le budget annuel consacré à cette aide financière atteint 25 000 $, sans compter la part équivalente assumée par La Coop fédérée. Pour son directeur général, il s'agit là d'une belle façon de redistribuer la richesse.

« C'est aussi un élément de notoriété très important, car ce n'est pas juste de la poudre aux yeux. C'est beaucoup d'argent et les jeunes n'y sont pas indifférents », ajoute-t-il.

Un investissement rentable
Pour Valérie Ouellet, coordonnatrice aux communications à La Coop Univert, c'est aussi de l'argent bien investi. « Peu de publicités ou de commandites peuvent rapporter autant en visibilité, en notoriété et en retombées financières », estime la responsable de la gestion du FCARA pour la coopérative.

Sur le plan du rendement de l'investissement, le FCARA suscite l'adhésion à la coopération, favorise la fidélité chez les membres et crée même des gains de parts de marché, affirme Dany Côté.

« Commercialement, c'est bon. C'est un élément de plus qui pèse dans la balance quand vient le temps de privilégier un fournisseur », croit-il.

À La Coop Univert, la notoriété du programme est telle qu'il est maintenant devenu un incontournable. Pour l'année qui vient, en effet, une dizaine de jeunes ont déjà manifesté leur intérêt. « C'est un beau problème. Nous pourrions facilement accepter jusqu'à six nouveaux candidats cette année, mais le budget global alloué à ce programme nous permet seulement d'en prendre trois », déplore Jean-Nil Laganière. Dans la mesure où La Coop Univert dessert un vaste territoire bien pourvu en relève, ses dirigeants ne voient pas non plus le jour où elle manquera de candidats.

Avec le FCARA, le réseau La Coop est « en avant de la parade », estime Dany Côté. « Il n'existe rien d'aussi accessible et généreux sur le marché, soutient-il. Et c'est curieux à dire, mais c'est un programme extrêmement rentable. C'est rentable pour le jeune. C'est rentable pour l'agriculture. C'est rentable pour la notoriété de l'entreprise et pour les gains commerciaux. Collectivement, on ne se trompe pas! »

Avec le lancement du volet environnement, cette année, le réseau La Coop fait un pas de plus « en avant de la parade ». Cette fois, en matière d'agriculture durable. « Le conseil d'administration a adopté une politique d'évènements écoresponsables en vertu de laquelle les compensations pour les émissions de GES générés lors de nos grands évènements sont versées au FCARA, explique Jean-François Harel. Avec l'argent accumulé, nous avons pu lancer cette année le concours ÉcoRelève La Coop. »

Ouvert à tous les bénéficiaires du FCARA, ce concours vise à promouvoir les initiatives pour réduire l'impact environnemental de leurs activités agricoles. Une bourse pouvant atteindre 20 000 $ sera attribuée à la réalisation du projet gagnant. La date limite pour soumettre un projet cette année est le 1er novembre 2014.

En six ans, 429 jeunes de toutes les régions du Québec ont bénéficié du Fonds coopératif d'aide à la relève agricole. Le Coopérateur agricole en a rencontré trois : Julien Gauthier, Karine Lamy et Frédéric Marcoux. Au-delà de l'aide financière non négligeable qu'ils ont reçue, ces trois jeunes agriculteurs particulièrement allumés et passionnés par leur métier ont surtout apprécié la formation offerte dans le cadre du programme.




Âge : 25 ans

Statut : célibataire

Diplôme : DEC en gestion agricole du cégep de Lévis-Lauzon

Productions : laitière, céréalière, acéricole et forestière

Région : Saint-Basile (MRC de Portneuf)

Administrateur-relève de La Coop Univert en 2013 et bénéficiaire du FCARA de 2013 à 2015

Julien Gauthier : coopérateur
et ouvert sur le monde

C'est par l'intermédiaire d'un expert-conseil de sa coopérative que Julien Gauthier a entendu parler du FCARA. En 2013, il a soumis sa candidature à La Coop Univert, « autant pour l'aspect financier que pour l'aspect formation », dit-il.

« Quand on t'approche, tu ne sais pas si les formations seront bénéfiques pour toi. Mais dès le début, les cours donnés par Vincent Cloutier [économiste principal à La Coop fédérée] sur l'agriculture et l'économie de marché se sont avérés excellents. »

Lecteur assidu de La Terre de chez nous, du Coopérateur agricole et du Producteur de lait québécois, le jeune homme est très intéressé par ce qui se passe ailleurs dans le domaine agricole. « L'agriculture, c'est mondial, remarque-t-il. À la ferme, on se sent généralement compétent, mais quand on tombe dans des aspects plus globaux, comme les barrières tarifaires, on manque souvent de connaissances. » Ayant par le passé bénéficié d'une subvention à l'établissement pour laquelle il fallait justifier chaque sou dépensé, Julien apprécie qu'aucune règle d'utilisation ne soit attachée à l'aide financière du FCARA. Selon lui, c'est une belle marque de confiance de la part de sa coopérative. Il n'en fera pas pour autant un usage frivole : il envisage plutôt s'en servir pour acquérir une terre ou une vache de génétique supérieure!

Compte tenu de la diminution des achats d'intrants pour cause d'incendie et de son pourcentage de propriété de 21 % dans la ferme familiale, Julien a obtenu la somme de 3600 $ en 2013. Avec la reconstruction de l'étable cette année et le retour à la production laitière, il pense toutefois aller chercher le maximum pour ses deux dernières années dans le programme.

Il faut savoir que, l'hiver dernier, un terrible incendie a ravagé l'étable de la Ferme Laurier et causé la mort de 179 bêtes sur les 180 qu'elle abritait. « Quand on passe au feu, on remet tout en question. On a beaucoup réfléchi. Mais chose certaine, je n'avais pas envie de rebâtir sur le même modèle », raconte Julien, qui prendra un jour la relève de l'entreprise.

Entrevoyant les futures exigences en matière de bien-être animal, Julien et ses parents ont choisi d'investir dans un nouveau bâtiment à stabulation libre d'une capacité de 100 vaches en lactation, équipé de deux robots de traite. En réalisant ce projet en autoconstruction, Julien, son père et leurs trois employés espèrent terminer l'étable pour le début décembre 2014. Ils se donnent ensuite un an pour atteindre le maximum de leur quota laitier.

En plus de la production laitière, qui constitue sa principale activité, la Ferme Laurier fait de la grande culture et exploite des terres à bois ainsi que des érablières totalisant 20 000 entailles.

« Coop mur à mur », souligne Julien, l'entreprise est membre de Desjardins, de Promutuel, d'Agropur et de Citadelle, dont son père, Laurier Gauthier, est administrateur depuis 2008.

En marge des activités directement liées au FCARA, Julien a été le premier jeune à occuper le poste d'administrateur-relève nouvellement créé par La Coop Univert. Pendant un an, il a assisté à toutes les réunions du conseil et à celles de plusieurs comités. Ce faisant, il a notamment eu la chance de participer aux discussions concernant la planification stratégique et à celles qui ont mené au versement d'une toute première ristourne aux membres. « C'était vraiment intéressant. J'ai tout aimé de l'expérience! » confie-t-il.

De son côté, La Coop Univert se félicite de l'avoir recruté. « Comme premier candidat, on ne pouvait pas trouver mieux, estime le président, Jean-Nil Laganière. Julien a vraiment contribué de façon constructive. Il s'est intégré très rapidement. Il participait aux échanges et apportait son point de vue de façon toujours respectueuse. Bref, c'est une très belle relève potentielle pour le CA! » « C'est sûr que ça m'intéresserait éventuellement, admet ce jeune homme rompu aux valeurs coopératives. Mais à 25 ans, j'ai encore bien le temps! » Pour l'instant, il en a suffisamment sur les bras avec ses responsabilités croissantes à la ferme, sans compter la reconstruction de l'étable.

...L'extraordinaire succès du Fonds coopératif d'aide à la relève

Âge : 37 ans

Statut : en couple, mère de Thomas (12 ans) et de Léa (10 ans)

Diplôme : GEEA du cégep de Victoriaville

Productions : grandes cultures céréalières biologiques et conventionnelles, engraissement porcin à forfait et petits fruits

Région : Yamachiche (MRC de Maskinongé) Administratrice de La Coop Agrivert et bénéficiaire du FCARA de 2011 à 2013


Karine Lamy : écolo et visionnaire

« Diplômée » du FCARA en 2013, Karine Lamy a elle aussi soumis sa candidature au programme pour la formation, souligne-t-elle. « J'aime apprendre. Je suis toujours plusieurs cours en hiver et je savais que le programme offrirait des cours de qualité. »

Pour elle, l'aide financière constituait un bonus. Propriétaire à 75 % de son entreprise agricole, elle a obtenu un peu moins que le maximum, soit près de 15 000 $ en ristournes. « C'est sûr que ça sert. Il y a toujours de l'entretien à faire dans une ferme », remarque-t-elle. La Ferme Karine et François, qu'elle exploite depuis 2004 avec son conjoint, François Leblanc, est active dans la production céréalière, l'élevage porcin et les petits fruits.

Écolo et visionnaire, l'agricultrice ne craint pas d'explorer de nouvelles pistes pour exploiter de manière durable les terres qu'elle loue à ses parents. Depuis la création de leur entreprise, Karine et François ont déjà converti près de la moitié des 300 ha de champs à la culture biologique et implanté des méthodes plus durables pour les cultures « conventionnelles » de céréales. Leur soya biologique est vendu jusqu'au Japon, où Karine s'est d'ailleurs rendue récemment pour rencontrer les acheteurs et s'informer de leurs exigences. Dans les porcheries, également louées à ses parents, le couple engraisse 1900 porcs à forfait, qui fournissent le lisier pour les ch

amps. Les deux producteurs expérimentent aussi avec divers engrais verts et participent volontiers aux essais à la ferme d'organismes comme Envir-Eau-Sol et le MAPAQ.

Ils se sont aussi lancés dans la culture de variétés de petits fruits encore peu connus au Québec, mais fort prometteurs en raison de leur potentiel commercial dans les domaines gastronomique, cosmétique et pharmaceutique : les baies d'argousier et de sureau. Depuis 2011, ils ont planté pas moins de 2000 argousiers et 2500 sureaux. Lorsque les arbustes auront atteint leur pleine productivité, l'agricultrice et son conjoint espèrent pouvoir en tirer près du tiers de leurs revenus. En collaboration avec le MAPAQ, ils testeront notamment à l'automne une machine importée de Finlande qui pourrait, espèrent-ils, permettre de commercialiser les baies d'argousier fraîches. Si elle fonctionne, cette machine pourrait être acquise par une CUMA, souhaite Karine, qui s'affaire par ailleurs à mettre en place une coopérative de commercialisation des baies d'argousier avec d'autres producteurs.

Dans le cadre de sa formation, Karine a particulièrement aimé le cours sur la coopération et celui sur l'agriculture et l'économie de marché, qui lui ont été donnés par des professeurs de très grande qualité, selon elle. « Il n'y avait pas de répétition par rapport à ce que j'avais déjà suivi au cégep, souligne-t-elle. En plus, tous ces cours m'ont beaucoup servi et m'ont donné de la confiance quand je suis devenue administratrice. »

Depuis un an, la jeune femme siège en effet au conseil d'administration de La Coop Agrivert. On lui a proposé de se présenter, entre autres parce qu'elle était reconnue comme une femme engagée dans son milieu, notamment auprès du syndicat de l'UPA et de la Chambre de commerce de Maskinongé, ainsi qu'auprès des producteurs de porcs. Même si elle avait décidé de restreindre ses engagements pour se consacrer à sa nouvelle culture de petits fruits – elle en menait jusqu'à cinq de front à une époque! –, elle a accepté ce poste en partie parce qu'elle avait participé au FCARA.

En plus de la formation et de l'aide financière, Karine a beaucoup apprécié les invitations personnelles envoyées aux bénéficiaires du Fonds pour les inciter à participer à la vie associative de la coopérative. « Nous étions bien encadrés et les gens étaient accueillants partout où nous étions invités. »

Au conseil d'administration, Karine apporte non seulement sa vision de jeune femme, mais aussi ses convictions écologiques et son approche d'agriculture durable. « Je ne suis pas là pour convertir mes pairs, tient-elle toutefois à préciser. Plus jeune, je voulais changer le monde, mais aujourd'hui, je fournis ma part pour l'environnement, tout en espérant que les autres en feront autant! »

Âge : 31 ans

Statut : en couple papa de jumelles d'un an

Diplôme : DEC en gestion agricole, Lévis

Productions : laitière et acéricole

Région : Sainte-Marguerite (MRC de la Nouvelle-Beauce)

Membre de La Coop Unicoop et bénéficiaire du FCARA de 2013 à 2015


Frédéric Marcoux : politisé et branché

Longtemps impliqué auprès de la Fédération de la relève agricole du Québec, entre autres comme président de 2009 à 2012, Frédéric Marcoux connaissait bien le FCARA lorsqu'il s'y est inscrit en 2013 par l'intermédiaire de La Coop Unicoop. S'il l'a fait, c'est surtout pour la formation, tient-il à préciser.

Après un an dans le programme, c'est effectivement la formation que ce jeune producteur laitier a le plus aimée. Au terme des 21 crédits requis, il souhaiterait même la poursuivre en suivant quelques cours de l'Académie La Coop. C'est d'ailleurs en apprenant qu'il lui en coûterait entre 300 et 400 $ par cours supplémentaire qu'il a pu apprécier toute la valeur du FCARA, qui excède largement la somme de 5000 $ qu'il a déjà reçue cette année.

Il est particulièrement reconnaissant envers La Coop fédérée de lui avoir donné accès pendant une journée complète à deux excellents professeurs de l'Université Laval, Jean-Philippe Perrier et Raymond Levallois, dans le cadre du cours Gestion stratégique de l'entreprise agricole. « C'était une chance exceptionnelle de pouvoir discuter de ma situation et de mes projets d'avenir avec de tels experts! » Il y a cinq ans, son père lui a cédé 50 % des parts de la ferme laitière où il a grandi, à Sainte-Marguerite de Beauce. Avec sa conjointe, Marianne Fréchette, agronome et experte-conseil à La Coop Alliance, il a aussi racheté la maison familiale, où ils vivent maintenant avec leurs jumelles.

L'entreprise compte 45 vaches Ayrshire en lactation, 65 ha de terres cultivées en maïs et fourrage ainsi qu'une petite érablière, dont son père continue de s'occuper, bien qu'il réside dorénavant au village. L'entreprise jouit d'une bonne situation financière. Son père l'a toujours gérée prudemment, souligne Frédéric avec fierté, en s'efforçant de diminuer la dette dès l'âge de 45 ans.

Mais pour le jeune producteur, stagner n'est pas une option. Estimant toutefois que le risque est actuellement trop grand pour investir une grosse somme dans l'achat de quota, il en acquiert plutôt graduellement, à raison de 0,1 ou 0,2 kg par mois. « Je cherche une croissance juste en haut de l'inflation pour battre mon coût fixe », explique-t-il.

Dans 10 ans, il aimerait pouvoir passer à la traite robotisée avec une soixantaine de vaches en stabulation libre. « C'est un beau modèle pour faire vivre une petite famille et se donner un peu plus de liberté », estime ce jeune homme politisé et branché aux multiples intérêts.

Très actif sur Twitter et Facebook — il a fait entrer le Wi-Fi dans l'étable! —, il contribue aussi à un blogue baptisé La bande riveraine. Engagé au sein du syndicat local de l'UPA, il participe également à l'élaboration d'un plan de développement de la zone agricole de sa MRC.

Ayant siégé au conseil de la Fédération de la relève agricole du Québec, il n'écarte pas la possibilité de s'impliquer un jour comme administrateur d'Unicoop. « J'aimerais ça pour l'expérience, dit-il, mais je n'irais pas me présenter contre mon représentant local, qui fait d'ailleurs un excellent travail! »

Selon lui, le FCARA a eu un réel impact pour promouvoir la coopération auprès des jeunes de sa région. « J'ai été vraiment frappé de voir le nombre de jeunes qui assistent maintenant à l'AGA d'Unicoop. Les trois quarts des personnes qui sont intervenues à la dernière assemblée avaient moins de 35 ans! »

Il faut dire que La Coop Unicoop reconnaît l'importance d'appuyer la relève. Cette année, elle a remis un total de 70 500 $ en subventions, y compris la part de La Coop fédérée, à 16 jeunes membres.
 
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