Entretiens
Huit membres du conseil d'administration de CRF (Cooperative Research Farms) se réunissaient au Québec en avril afin de déterminer les budgets de plusieurs millions  de dollars attribués lors de la prochaine année à la recherche en production animale (lait, bœuf, porc et poulet).
Huit membres du conseil d'administration de CRF (Cooperative Research Farms) se réunissaient au Québec en avril afin de déterminer les budgets de plusieurs millions  de dollars attribués lors de la prochaine année à la recherche en production animale (lait, bœuf, porc et poulet).
L'année 2014 marque le 60e anniversaire de ce regroupement comptant des partenaires en Amérique du Nord et en Europe. La Coop fédérée en est membre depuis 1968.

Les membres du conseil de CRF ont profité de leur présence ici pour visiter des infrastructures de La Coop fédérée, soit le nouveau Centre de distribution de Saint-Romuald et les imposantes installations de Saint-Hyacinthe, où un partenaire de La Coop fédérée manipule chaque année des milliers de tonnes d'ingrédients et des millions de litres de propane.

Dave Ott, directeur général de CRF, voit au bon déroulement des activités du groupe. Une fois les sommes à investir déterminées, un comité scientifique se réunit afin de sélectionner les projets prioritaires pour l'année suivante.

Le représentant de La Coop fédérée au conseil d'administration de CRF est Michel Brosseau, conseiller spécial à la haute direction. L'avantage d'appartenir à un groupe comme CRF est la qualité et le calibre des recherches effectuées. « Nous [à CRF] effectuons de la recherche appliquée, c'est-à-dire que nous souhaitons établir nos résultats sur des concepts uniques et non sur la démonstration. Le principe RAP RAC [protéine et hydrates de carbone disponibles au rumen] en production laitière en est un exemple. Il a servi à toute l'industrie, mais chaque membre a mis au point un produit adapté à ses besoins », dit-il. Pour David Arseneau, alors directeur principal par intérim du Service des ruminants de La Coop fédérée, le concept RAP RAC a été une importante révolution. « Ce principe de synchronisation de la protéine et de l'énergie au rumen a mis la table pour toute la gamme des aliments Synchro, dit-il. Ce concept et ses produits d'alimentation pour vaches ont eu un important impact. Même chose pour la transition au vêlage. CRF a beaucoup contribué à préciser les besoins de la transition, cette période névralgique pour le succès de la lactation, particulièrement pour les vaches hautes productrices. Des produits comme Synchro 40-55, Synchro 40-40 et Transilac sont issus des projets de recherche menés par CRF. »

Dans les domaines porcin et avicole, les bénéfices ont été nombreux :
• Maintenir à jour les avancées technologiques sans dépendre des études des fournisseurs.
• Valider les produits et études externes.
• Maintenir une avance sur la concurrence grâce à des programmes alimentaires novateurs et économiques.
• Concevoir des programmes alimentaires distincts de gestion commerciale.
• Suivre l'évolution génétique.

CRF en chiffres

Tonnes d'aliments fabriqués annuellement par les membres : 5,7 millions. Lorsque servis à la ferme, sous la base d'un aliment final, le tonnage atteint plus de 27 millions.

Nombre de projets de recherche effectués au cours des 60 ans d'histoire de CRF : 3109 projets figurent dans la base de données de l'organisation, déclinés en de multiples essais à la ferme.

Investissements : Au cours des 40 dernières années, CRF a investi, en recherche et développement, 62 millions $ US (38 millions $ au cours des 25 dernières années).

Pour en savoir plus : www.crfarms.org
Roland Brugger – recrue au sein du conseil d'administration de CRF, mais membre de longue date – et Dave Ott ont pu constater l'ampleur des capacités du réseau de La Coop fédérée.
CRF ne dispose d'aucun bâtiment ni de site de recherche en propre. Les coopératives et les entreprises membres assurent les supports physiques nécessaires. Toute la recherche sur la truie se fait aux installations de Frampton que possède La Coop fédérée, et les travaux sur le poulet à griller et la poule pondeuse se déroulent dans ses installations de Saint-Jean-Baptiste, près de Saint-Hyacinthe. La recherche sur le bovin et le porc s'effectue aux États-Unis. Les concepts du volet équin sont étudiés au Kentucky.

Parfois, des universités seront pressenties pour un type de recherche précis. Cette collaboration est primordiale pour le maintien de la compétitivité des membres de CRF. « Nous ne pourrions pas nous offrir seuls de tels moyens chacun de son côté, indique Michel Brosseau. De plus, le calibre est très élevé. Quand les comités scientifiques se rencontrent, il peut y avoir 25 nutritionnistes de haut niveau, tous des gens allumés assis à la même table. C'est inestimable comme richesse. »

Même son de cloche du côté des dirigeants présents aux rencontres du début d'avril. Jim Moore est vice-président de Southern States Cooperative, située à Richmond, en Virginie. CRF offre à son équipe une longueur d'avance. « Nous sommes un pas devant nos compétiteurs, dit-il. CRF nous permet de faire de la nutrition de la bonne façon, tant sur le plan économique que nutritionnel. Nous pouvons en faire plus que seuls dans notre coin. »

Arrivé dans l'équipe de décideurs de CRF depuis moins de six mois, Roland Brugger visitait les installations de Québec pour la toute première fois. M. Brugger est directeur scientifique (technique et innovation) chez InVivo, une coopérative française. Implantée partout dans le monde, cette entreprise diversifiée dans les aliments pour ruminants, porcs, poulets, chèvres, lapins, chiens et chats ne cache pas sa confiance envers ses nouveaux partenaires. « Étant impliqués dans divers champs de nutrition, nous étions à la recherche d'un allié de premier plan. CRF s'est imposée par elle-même », dit-il.

Shelly Revering est à la tête de la division nutrition de Federated Co-operatives Limited, avec des points de vente en Saskatchewan, au Manitoba et en Alberta. Pour elle, l'engagement dans CRF est un levier important. « Cette technologie est cruciale, dit-elle. De nombreuses technologies ne peuvent être importées au Canada en raison des normes et des règles existant dans chacun des pays. Avec CRF, nous pouvons en bénéficier, et ça nous permet de demeurer dans le groupe des meneurs. »

Larry Griffiths, de Co-op Atlantic, voit dans CRF un outil de perfectionnement. « Ça nous garde à jour. Le fait d'être en groupe nous permet des possibilités que nous n'aurions pas en étant chacun de son côté », croit-il.

Grey McLean est un tout nouveau membre de CRF, de même que la société qu'il représente, PerforMix Nutrition Systems. PerforMix est un important acteur en Idaho dans le marché de l'alimentation animale, y compris la production laitière. Les échanges entre les producteurs, les éleveurs et les chercheurs de cette entreprise ont toujours été présents, et devenir membre de CRF était un plus. « Nous faisions de la recherche de notre côté, mais nous n'obtenions pas les résultats que nous souhaitions, dit-il. Avec CRF, ça nous apportera un avantage marqué et beaucoup de nouveautés. » À l'avant-garde depuis 60 ans, CRF ouvre la voie de la connaissance à ses membres.
 
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