La biotechnologie,

ça ne change pas

le monde, sauf que…



Si ma mémoire est bonne, c'est en 1996, avec le maïs Bt, que les producteurs de grandes cultures ont réellement commencé à voir les effets de la biotechnologie en agriculture.

Depuis, cette science a avancé à grands pas – et de plus en plus vite. Que l'on soit d'accord ou non, les producteurs agricoles ont comblé différents besoins avec les applications de la biotechnologie. Un meilleur coût de production, des cultures plus performantes et une plus grande facilité à travailler ont fait qu'aujourd'hui plus de 90 % du maïs et du soya et près de 98 % du canola cultivés en Amérique du Nord sont issus de la biotechnologie.

En juin dernier, j'ai eu la chance d'aller au Missouri pour assister à la rencontre annuelle d'une grande société de biotechnologie qui recevait toutes les entreprises nord-américaines de vente de semences de soya, maïs et canola. Le but de cette rencontre : voir où nous nous situons dans la commercialisation des différents traits technologiques et où s'en va l'amélioration des cultures grâce à ces technologies. On doit l'avouer : c'est hallucinant! Comme grande entreprise au service de ses membres, La Coop fédérée n'a pas d'autre choix que de suivre l'évolution de ces technologies. Pourquoi? Parce que cela touche la chaîne de valeur dans laquelle vous évoluez et la rentabilité de votre entreprise. Cela dit, le réseau La Coop, soucieux de répondre aux besoins de tous ses sociétaires, travaille également à l'élaboration et à la mise en marché de variétés ne comportant pas de traits issus de la biotechnologie. Côté rentabilité, ce type de variétés peut s'avérer tout aussi propice pour votre entreprise, surtout dans un contexte de marchés de niche.

Mais revenons à cette rencontre. Des gestionnaires de premier niveau nous ont montré l'importance de répondre aux besoins de nos clients d'abord sur les plans agronomique et commercial. Ils ont également fait état de l'avenir prometteur de la biotechnologie. Certains estiment que les rendements des cultures devront doubler d'ici à 2050, puisque la planète comptera alors, selon la FAO, neuf milliards d'habitants. Mais les superficies en culture, elles, ne pourront vraisemblablement pas doubler.

En matière de désherbage, en plus de la tolérance au glyphosate, se grefferont des tolérances à d'autres molécules, comme le dicamba. Cette combinaison minimisera les résistances et permettra une meilleure lutte contre les mauvaises herbes.

Du côté de la résistance à la sécheresse, certaines cultures nécessiteront moins d'eau pour produire plus de rendement et elles seront mieux adaptées à certaines régions du globe. Dans un proche avenir, des hybrides de maïs dotés d'une meilleure tenue, plus résistants aux insectes et nécessitant des doses d'azote réduites permettront, encore une fois, de produire plus avec moins.

La biotechnologie sera présente même dans les céréales à paille, avec des cultivars plus productifs. On mettra également au point des variétés de soya ayant une teneur en huile plus « santé », qui seront très populaires auprès des chaînes de restauration rapide.

Les bénéfices que nous apporte la biotechnologie dans les grandes cultures sont importants. Il est certain que l'amélioration de la génétique des plantes, à la base, compte pour beaucoup dans les progrès réalisés. Mais cette amélioration, additionnée à des traits issus de la biotechnologie, multiplie à un rythme effarant les progrès de notre agriculture. Imaginez ce qu'elle sera dans 20 ans : une agriculture des plus avancées sur le plan technique.

Dans le réseau La Coop, nous possédons une ferme de recherche en productions végétales pour étudier et bien prescrire ces biotechnologies. Ces infrastructures permettent à nos professionnels chevronnés de vous tenir bien informé afin de vous aider à améliorer vos rendements et votre rentabilité.

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