Dans toute business,

ce sont les gens qui comptent le plus !





En octobre dernier, avec deux de mes collègues de travail, j'ai voyagé par affaires dans quelques États américains. Nous en avons profité pour rencontrer des détaillants et des producteurs agricoles. Précisons qu'il s'agissait de « gros » détaillants et de « gros » producteurs qui cultivent grand, très grand…
Il est toujours utile de faire ce genre de rencontres – un must, comme disent les Américains. Et puisque l'adage veut que l'avenir appartienne non pas aux plus forts ni aux plus intelligents, mais à ceux qui savent le mieux s'adapter, la raison majeure de ces visites était de discuter de la manière dont les détaillants s'adaptent aux besoins des gros producteurs et de la façon dont ces derniers choisissent les détaillants avec lesquels ils font des affaires ou en feront dans l'avenir.

Chez les détaillants, cette adaptation passe par des investissements majeurs dans les services à forfait : équipements, experts-conseils, directeurs des opérations. Résultat : aux États-Unis, l'épandage des fertilisants – une opération straté­gique qui demande une expertise élevée – est très majoritairement effectué par les détaillants, capables de couvrir de vastes superficies en peu de temps. Les producteurs, aussi gros soient-ils, leur délèguent cette tâche. « On gère une entreprise, disent-ils. Les détaillants nous aident à la rendre plus rentable avec leurs outils et leurs connaissances. » Précisons qu'une forte proportion de ces épandages est effectuée à l'aide de techniques d'agriculture de précision.

Trois exploitations du Tennessee et de l'Indiana ont particulièrement attiré notre attention. Dans la première, un producteur cultive plus de 2650 ha (6500 acres) avec son frère et son fils. Avec l'agriculture de précision, ils sèment différents hybrides à différentes populations en fonction du type et de la richesse du sol.

Dans une autre exploitation, l'une des plus grandes du Tennessee, deux frères cultivent 8900 ha (22 000 acres) et possèdent un parc de machinerie comme on en voit rarement : 7 batteuses, 19 semi-remorques pour le transport des grains, 6 semoirs à maïs de 24 rangs, et j'en passe. Nous leur avons demandé si gérer une telle entreprise leur permettait encore de pratiquer leur métier. La réponse était simple. De deux à trois heures de bureau le matin et hop ! ils montent dans leurs machines pour le reste de la journée et utilisent tous les moyens pour être efficaces. Ces équipements, qu'ils conduisent avec le téléphone intelligent à la main, sont une extension de leur bureau.

Un troisième producteur, d'une infinie gentil­lesse, nous a accueillis dans sa ferme de 3450 ha (8500 acres), où il cultive soya de semence et maïs conventionnel et fabrique de la farine de maïs pour consommation humaine.

Nous avons posé la même question à tous ces producteurs : quel est le facteur numéro un qui vous fait choisir un détaillant plutôt qu'un autre ? Bien sincèrement, vu la taille des entreprises, je m'attendais à ce que ce soit le prix. Erreur ! Croyez-le ou non, ils ont tous répondu la même chose : « People. » Les gens. Aussi avancée que soit la technologie et aussi important que soit le prix des intrants, il est encore évident que, même dans les grandes entreprises agricoles, ce sont toujours les gens – gestionnaires et professionnels – qui comptent le plus, qui apportent une valeur ajoutée à l'exploitation, qui font qu'elle est plus rentable. Je ne vous cache pas que cela sonnait doux à mes oreilles, puisque j'ai la même et profonde conviction.

La force du réseau La Coop est encore et avant tout basée sur la force de ses ressources humaines. Des gestionnaires et des experts-conseils proches de vous et avec lesquels vous bâtissez un partenariat solide sont très certainement le gage d'un avenir positif dans ce beau monde agricole.
Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés