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à l’heure des choix!



Le 29 novembre et le 2 décembre derniers, La Coop-Olymel conviait les producteurs de porcs « non coops » à deux grandes rencontres : l’une à Scott-Jonction et l’autre à Saint-Hyacinthe. Le but : discuter des solutions que nous avons à offrir pour améliorer la filière porcine. Ce groupe représentait près de la moitié des porcs (environ deux millions) acheminés chez Olymel chaque année.

Je dois vous avouer que j’abordais cette rencontre avec un mélange d’enthousiasme et d’appréhension, vu la situation financière précaire des producteurs, les irritants exprimés envers La Coop-Olymel au cours des 30 dernières années et ayant en tête quelques assemblées houleuses de la Fédération.

Par contre, mes collègues et moi étions convaincus que la communication franche et directe est souvent la meilleure des solutions! Nous devions tenter le coup, sachant pertinemment que l’alimentation, la génétique, l’abattage et la transformation font certes partie du problème, mais sont aussi une partie de la solution. Une fois ce constat dressé et l’offre présentée, les producteurs allaient pouvoir décider de leur sort en toute liberté et travailler à bâtir une filière solide.

Somme toute, les rencontres se sont déroulées dans le respect des individus. Elles ont permis de parler des principales préoccupations et de préparer la voie à de futures discussions. Des commentaires émis par les producteurs est ressortie une forte expression de la fibre entrepreneuriale. Il est clair que l’exigence de la génétique et de l’alimentation La Coop de notre proposition crée d’entrée de jeu une résistance. Nous comprenons très bien qu’à ce chapitre, il est contre nature pour un producteur indépendant de ne pas négocier avec plusieurs fournisseurs.

D’un autre côté, lorsqu’on cherche à créer de la valeur, toutes les raisons sont bonnes pour travailler avec une seule génétique : exigences de l’acheteur, uniformité, qualité de viande, rendement optimal en viande, efficacité de la R-D, produits différenciés, réduction des coûts de la semence et des reproducteurs, etc. C’est pourquoi, après cinq ans de transition, Sogeporc est désormais la seule génétique admissible au programme Porc La Coop. Soyons clairs : nous ne disons pas que les autres génétiques ne sont pas en mesure de faire un produit de qualité; nous disons seulement que la fixation du paramètre génétique permet de bien définir le mode de production du Porc La Coop (son historique), pour ainsi améliorer sa commercialisation sur les marchés lucratifs, notamment sur celui du Japon, qui exige l’historique complet de la viande achetée.

L’objectif du Porc La Coop n’est pas de brimer la fibre entrepreneuriale des producteurs. Au contraire! Elle est un atout essentiel au sein de cette filière et elle permettra au système d’évoluer dans le temps. D’ailleurs, les exigences minimales du Porc La Coop (femelles, semence et micro-prémélanges) ont été revues pour rejoindre davantage les producteurs indépendants : elles représentent moins de 10 % du coût de production total d’un porc. À titre d’information, l’achat des porcs représente près de 70 % des frais d’exploitation d’Olymel.

Nécessairement, les comportements de groupe sont déterminés par la contradiction interne de chacun : d’une part, le désir d’être autonome, et d’autre part, la volonté de bénéficier des avantages de l’appartenance à un groupe. C’est pourquoi il est important de peser le pour et le contre avant de prendre une décision. Le Porc La Coop demeure un choix à faire de façon éclairée, en pleine autonomie décisionnelle, tout en considérant les coûts et les performances des intrants, l’impact du changement de génétique, les escomptes offerts ainsi que le potentiel de remises additionnelles pour le Porc La Coop.

Si appartenir à un groupe, c’est d’abord s’engager, mais en espérant quelque chose en retour, c’est tout à fait ce qu’offre le Porc La Coop : un collectif à développer pour créer davantage de valeur avec notre produit.

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