Chacun son métier

et les vaches seront bien gardées!



Mon grand-père disait toujours : « Chacun son métier et les vaches seront bien gardées. » Il faisait valoir, par ce proverbe, qu'on ne peut être spécialiste dans tous les domaines et qu'on doit avoir la sagesse de faire appel à l'électricien pour jouer dans sa boîte électrique ou au dentiste pour se faire arracher une dent! Mais mon grand-père n'avait pas réfléchi au sens du mot « métier » pour un producteur de porcs. En effet, celui-ci peut se prévaloir de nombreux titres. En voici quelques-uns…

Un producteur de porcs est un spécialiste :

  • En santé. Effectivement, on retrouve en lui la sage-femme, qui met au monde des milliers de porcelets; le technicien en radiologie, qui pratique des échographies; l'infirmier, qui prend soin de ses malades; et même le médecin légiste, qui pratique des autopsies. Tout ça sans parler de ses connaissances de base en pharmacie, pour le choix de certains traitements, et de ses notions en microbiologie, pour comprendre les maladies et leurs modes de transmission. Puis, il est de garde en tout temps, prêt à répondre à toute urgence qui pourrait survenir dans son troupeau.
  • En construction. Eh oui, un producteur est à ses heures soudeur, électricien, plombier, menuisier, peintre, couvreur et charpentier, parce que le duct tape et la broche, ça ne suffit pas toujours!
  • En mécanique. Il trouve toujours le moyen de se dépanner lorsque le soigneur ou la pompe à fumier a décidé de lâcher la veille de Noël.
  • En entretien de bâtiments. Un producteur doit avoir une routine d'entretien de ses bâtiments, parce que les porcs ne sont pas toujours plus propres que les chiens de Paris!
  • En gestion. Il doit prévoir les actions à faire à court, moyen et long terme. Il est responsable des ressources humaines de son entreprise, de l'embauche et du congédiement, lorsque nécessaire; il doit avoir à cœur le bien-être de ses employés. Il est comptable et évalue la marge de manœuvre de son entreprise. Et il est nécessairement secrétaire, pour remplir toute la m...dite paperasse!
  • En archivage. Il conserve tout l'historique de ses truies, tous les registres d'épandage ainsi que ceux du programme de salubrité alimentaire à la ferme AQC.
  • En achats et entreposage. Il doit gérer ses stocks d'intrants et effectuer les meilleurs achats.
  • En déménagement. Le producteur doit être en bonne forme physique et habile pour peser des cochons de 125 kg.
  • En relations publiques. À ses voisins, particulièrement ceux qui ne connaissent pas bien la production porcine, il doit faire connaître et accepter les avantages et les contraintes qu'offre la campagne.
  • En enseignement. Il doit transmettre son savoir à sa relève ainsi qu'à ses employés, qui, trop souvent, restent peu longtemps au sein de l'entreprise.

N'est-ce pas que les producteurs porcins sont impressionnants par leur capacité à connaître les mille et une spécialités qu'exige leur métier? Et ce n'est pas tout! Bientôt s'ajoutera à cette liste le métier d'« intendant de la filière porcine La Coop », pour ceux qui en feront partie. Ils seront au cœur même des grandes orientations qui influencent leur avenir. Ainsi sera franchie une autre étape importante vers une synergie encore plus efficace de l'ensemble de la filière La Coop.

En fin de compte, mon grand-père avait raison, mais il aurait aussi pu dire : « Chacun son métier et les cochons seront bien gardés! »

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