24 heures chrono




Il n'y a pas une minute à perdre, c'est là que tout se joue. Jack Bauer, agent spécial, dispose de 24 heures pour déjouer les plans de terroristes internationaux. D'une saison à l'autre, l'histoire se répète dans cette télésérie américaine à succès. Ici, l'action se déroule toujours en temps réel, pendant 24 épisodes. Maintenant retraité dans sa ferme, Jack a une nouvelle mission : mener ses animaux à bon « porc » pour produire une viande de qualité supérieure.

Dans ce nouveau contre-la-montre, l'action se déroule à un rythme modéré, mais constant, en trois actes : le jeûne, la manipulation et le transport. Encore une fois, Jack est engagé dans une lutte contre le mal. Un mal qui pourrait engendrer des séquelles irréversibles sur la qualité de la viande de ses porcs : perte de « jutosité », couleur, fermeté, pétéchies (infiltrations de sang), démérites, etc.

Il serait dommage que tous les bons soins prodigués au cours des cinq derniers mois l'aient été en vain, car Jack s'est investi énormément en nourrissant et en élevant ses porcs selon les plus hauts standards, afin de livrer le produit attendu par ses consommateurs.

Dans les premiers épisodes, Jack est placé devant une équation à résoudre : à quel moment fermer l'accès à l'aliment des porcs pour garantir un jeûne de 16 à 24 heures avant l'abattage. Après de savants calculs, il trouve la réponse et arrive sans trop d'effort au moment opportun. La première étape est franchie.

Dans le deuxième tableau, Jack est face à lui-même : il doit arriver à diriger ses porcs vers la sortie du bâtiment dans le calme le plus complet, car le moindre stress risquerait de faire avorter l'opération. Pour s'assurer que tout se passe bien, Jack s'attarde d'abord à comprendre le comportement naturel des porcs dans leur déplacement. Il révise ensuite tout le scénario de sortie, revoit le parcours et élimine chaque élément qui pourrait nuire au bon fonctionnement de la manœuvre. Au moment du chargement, Jack est imperturbable. Il sait de quelle façon ses porcs réagiront selon ce qui se présentera devant eux. Il réussit à les diriger vers le quai de chargement sans les brusquer, en petits groupes. L'objectif médian est accompli avec succès.

Dans le dernier acte, Jack est dans la montée vers le camion. C'est là qu'il passe le relais à son acolyte de toujours, Chloe O'Brian, spécialiste de l'informatique de la cellule antiterroriste recyclée dans le transport des animaux. Avec la même précaution, Chloe poursuit le travail de Jack. Elle manipule les animaux avec soin, prend garde à bien régler l'aération de la remorque et à attribuer une superficie adéquate aux porcs selon la température extérieure. Tout doit être bien réglé; on n'a pas droit à l'erreur. Une fois le camion en route, les risques de voir le bon travail de Jack s'envoler en fumée sont encore bien présents. Chloe effectue en douceur ses mouvements, arrêts et départs. Elle demeure alerte aux aléas de la route jusqu'à l'abattoir, là où se termine cet épisode…

L'analogie peut sembler loufoque entre la lutte antiterroriste de Jack Bauer et la qualité de la viande de porc, mais il n'en reste pas moins que les 24 dernières heures de vie d'un porc sont capitales pour la qualité du produit que nous commercialisons. Étant seulement payés sur l'épaisseur de gras et de muscle de la longe, nous n'avons jamais vraiment eu d'incitation à prêter attention à la qualité. Aujourd'hui, les choses changent, du moins pour le Porc certifié La Coop. Le programme offre 3 $ de plus par porc pour mettre en place ces bonnes pratiques, améliorer la qualité du produit, créer davantage de richesse dans la filière et en faire bénéficier ses membres. À l'avenir, deux agents s'assureront de former et d'accompagner les producteurs dans cette démarche menant à un audit à la ferme, car pour la qualité du produit et la pérennité de notre filière, il s'agit bien d'un 24 heures chrono!

Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés