Le plus vieux

......... . ......... . .. . . . ..média du monde



Avec le temps, les moyens de communication ont grandement évolué, passant du télégraphe de M. Morse au téléphone de M. Bell, en passant par le courrier de Postes Canada, le courriel, les Cercles de Fermières du Québec ainsi que les amis Facebook.
Il est maintenant facile de joindre un grand nombre de personnes en un court laps de temps.
Malgré la mise au point de toutes ces nouvelles technologies, l'un des principaux modes de commu­nication demeure le bouche-à-oreille. Ceux qui le pratiquent sont rarement dénués d'opinions et ils s'expriment de façon vivante, émotive et colorée. Ils savent teinter chaque nouvelle en fonction de leurs valeurs et champs d'intérêt personnels. Ce qui est intéressant avec le bouche-à-oreille, c'est de voir comment la nouvelle ou l'information se transforment d'une personne à une autre. Et comme ce qu'on appelle le « téléphone arabe » est rarement efficace à 100 %, l'information est bien souvent déformée par l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Parfois, cette information devient désinformation, commérage, rumeur…

Tout ça n'est pas étranger à la production porcine. Comme au temps du père Ovide, on se plaît à répandre les rumeurs et à désigner des boucs émissaires comme responsables de tous les maux de l'industrie : le gouvernement, Olymel, la FPPQ, les intégrateurs, La Coop, les producteurs, les banques, La Financière agricole et j'en passe. Chacun a son bouc émissaire personnel, selon ses convictions.

Dans la mise en place de la Filière porcine coopérative, le volet communication représente certainement le plus important défi pour sa réussite. Pour inciter producteurs et intervenants à agir avec cohésion dans cette démarche collective – visant à produire une viande de porc qui répond mieux à des marchés ciblés et qui, en bout de ligne, répartit mieux la richesse sur l'ensemble de la chaîne de valeur –, on a tout intérêt à bien communiquer pour éviter les rumeurs et la désinformation.

Cela exige que l'on entretienne des communications transparentes, fréquentes et des échanges bidirectionnels fluides, tant avec les partenaires directs de la filière qu'avec les partenaires de l'industrie, qui jouent un rôle important dans son avancement. Je fais allusion ici aux institutions financières, aux agronomes des groupes-conseils, aux vétérinaires indépendants, aux transporteurs, au Centre de développement du porc du Québec, au MAPAQ, à La Financière agricole et à la Fédération des producteurs de porcs.

Moins d'un an après sa création, la Filière porcine coopérative est un peu comme un enfant du même âge : elle en est à ses balbutiements, encore en phase d'apprentissage. Plusieurs rencontres ont eu lieu au cours de la dernière année pour jeter les bases d'une meilleure communication entre les différents acteurs de la filière et de l'industrie. Il est maintenant temps de se donner des moyens plus efficaces de communiquer entre nous afin d'assurer le déploiement rapide de nos actions prioritaires et de favoriser les échanges entre tous les acteurs de la filière qui souhaitent collaborer.

Dans cette démarche filière, il faut certes se parler, mais surtout s'écouter. Ainsi, la revendication doit faire place à la coopération. Les problèmes individuels amènent des compromis et des solutions collectives. C'est de cette façon qu'on devient de vrais partenaires et que l'orientation de la production peut évoluer pour le bien de tous. Tout le monde sort gagnant d'un système qui assure une transparence et une bonne communication!

Nous nous tournerons bien évidemment vers des modes de communication modernes, mais en sachant pertinemment que le bouche-à-oreille continuera d'occuper une place importante dans l'industrie et que nous devrons composer avec lui… Après tout, ne s'agit-il pas du plus vieux média du monde?
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