Je peux enfin

me donner les moyens !

  
Combien de fois dans une année se dit-on : « Ah, si je pouvais, je ferais… » ? Pour plusieurs sujets, nous savons bien que le changement espéré est hors de notre portée. Pour quelques autres, les moyens existent et sont à notre disposition. Si, par exemple, dans le but d'améliorer mon bilan de santé, je dois simplement trouver du temps pour l'activité physique, ça revient à une question de priorités personnelles. Mais pour la majorité des occasions, « si je pouvais » se traduit souvent par une pénurie de moyens financiers. Les producteurs bovins comprennent très bien ce que je veux dire.
Or, depuis environ un an, les liquidités des producteurs vache-veau se sont grandement améliorées. Petite nuance ici : améliorer ne veut pas encore dire rouler sur l'or ! Cette situation signifie simplement que, cette année, de nombreux éleveurs pourront sans doute réaliser quelques-unes de leurs aspirations.

Et c'est vraiment là que ça se complique ! Il faut choisir parmi tant d'options. Laquelle possède le plus d'effet de levier et aura les plus grandes retombées ? Bien entendu, il n'existe aucune réponse « passe-partout » applicable à tous. Pour ma part, j'utilise quatre grands principes de prise de décision dans ce genre de cas.

Le premier est que la réussite n'est pas fonction de la quantité des ressources matérielles, mais plutôt une question de motivation des ressources humaines. Qu'est-ce qui était financièrement impossible il y a peu de temps, qui est maintenant réalisable et qui possède le plus fort effet positif du côté des aspirations personnelles ?

Le deuxième, c'est la notion d'opportunisme. Une opportunité, c'est une situation qui ne se présente pas souvent. On peut classer dans cette catégorie l'établissement d'une relève agricole, la récente disponibilité d'une terre voisine… ou encore l'actuel faible coût net d'acquisition de taureaux de qualité !

La notion d'opportunisme, c'est aussi de bien cibler les investissements qui peuvent attendre et qui seront plus intéressants ultérieurement. Un bel exemple ? Même si la preuve n'est plus à faire qu'un troupeau de vaches spécialement sélectionnées pour leurs caractéristiques maternelles comporte de nombreux avantages, le coût d'opportunité pour ce genre d'investissement est particulièrement élevé en ce moment, et ce, malgré les excellents prix obtenus pour les vaches de réforme.

Quant à mon troisième principe, je l'ai un jour entendu d'un producteur : « Ce n'est pas dans les mauvaises années qu'on se cale, c'est dans les bonnes ! » Traduction ? Les dépenses effectuées dans les bonnes années ne doivent pas entraîner des déboursés récurrents les années suivantes, quand les revenus seront moindres.

Finalement, mon dernier principe : « Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? » Quatre principes évidents et dont la combinaison est bien difficile à respecter.

Je me permets donc ici quelques suggestions applicables au secteur vache-veau et respectant intégralement cet arbre de décision :
• Prenez de petites vacances : c'est ponctuel, mais ça peut drôlement être profitable ! • Investissez dans la génétique de vos taureaux : ce sont eux qui ont le plus grand impact génétique sur les veaux que vous vendez et sur l'ensemble de l'industrie bovine. • Pensez alimentation des vaches et des veaux : quelques analyses de fourrages, un programme alimentaire et l'utilisation des bons produits au bon moment et selon les recommandations sont synonymes d'un plus grand nombre de kilos de veaux à vendre par vache gardée. N'est-ce pas là le but du jeu ? • Chaulez et fertilisez : tellement évident que ça se passe de commentaires ! Cette année, vous pouvez vous donner les moyens. Prenez les bonnes décisions et profitez‑en bien.
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