Bienvenue au pays

d’Arnold


Le réseau La Coop a construit, au fil des années, la meilleure équipe d’experts avicoles pour répondre aux besoins des producteurs de volailles du Québec, des Maritimes et de l’est de l’Ontario. L’équipe est composée de responsables de la recherche, de nutritionnistes, de formulateurs, de vétérinaires, d’experts-conseils et de directeurs des ventes.

Pour nos plus sages lecteurs, Arnold est un beau petit cochon rose, popularisé par la série culte des années 1960, Les Arpents verts. Pour moi, Arnold est synonyme de « Terminator », la vedette du film du même nom qui est aussi, depuis 2003, le 38e gouverneur de la Californie. Cet État jouit d’une bonne réputation sur le plan du bien-être animal, de ses aliments santé, de sa qualité de vie et… de son bon vin.

Ma visite dans cet État de l’Ouest américain, en février dernier, avec un groupe de directeurs et d’experts-conseils du réseau, ne m’a pas permis de constater si cette bonne réputation n’était qu’une image qu’Arnold aimait bien véhiculer. Mais j’y ai par contre vu comment s’y pratique l’aviculture…

Foster Farms est une des « petites » entreprises que nous avons visitées. Fondée en 1939, elle est aujourd’hui dirigée par la quatrième génération de la famille Foster et se classe au dixième rang des producteurs de poulet aux États-Unis. Quand j’écris « petite » pour décrire la taille de l’entreprise, c’est bien entendu par ironie, car elle embauche 12 000 employés. Elle partage un terrain commun avec les géants, tels que Tyson, et est active dans la production de poulets à griller et de dindons. Elle fait aussi dans l’abattage et la transformation de volaille, la production laitière (trois usines et huit fermes de 5000 vaches chacune) ainsi que dans les fertilisants biologiques (Nature Tech Organic Granular Fertilizer).

Cette entreprise compte pas moins de 3,5 millions d’oiseaux reproducteurs Cobb 500 non sexables, qui produisent annuellement 500 millions de poussins : c’est l’équivalent de la production de poulets à griller de tout le Canada! À l’abattoir, cela représente 1,2 milliard de kilos de viande. Leurs trois meuneries produisent au total 2,5 millions de tonnes de moulée par année, tout en ne fabriquant que cinq recettes de moulée pour les 500 millions de poussins!

En Californie, on ne trouve pratiquement pas de producteurs de poulet indépendants. La ferme familiale, c’est Foster Farms. Même portrait en production laitière : les quelques gros producteurs de lait qui ne possèdent pas d’usine de transformation sont de plus en plus rares.

Au Québec, notre poulet est encore élevé dans des entreprises familiales (nous ne sommes pas en intégration) et nous avons une filière efficace où chaque producteur peut vivre convenablement de son élevage de volaille. Dans un autre ordre d’idées, la génétique du poulet non sexable permet à ces Californiens d’améliorer la productivité de leurs ferme de reproduction, couvoir et meuneries, et la gestion de leurs fermes d’élevage.

Que dire de l’efficacité de leur abattoir? Dans une même usine, on compte deux chaînes d’abattage et transformation. Elles alimentent une chaîne qui emballe et étiquette le produit, selon les besoins de chacun des clients. On table donc sur la valeur ajoutée. Il est à noter que le prix de vente est fixé à l’usine même et qu’on y appose aussi les étiquettes sur les produits.

Est-ce que les Californiens ont des besoins alimentaires bien différents de ceux des Québécois? Non, ils mangent le même poulet naturel que le nôtre, mais le leur est élevé dans des conditions différentes et plus performantes si on tient compte de certains aspects. En plus, tout comme pour leur gouverneur, M. Arnold, la préservation de l’environnement est pour eux une priorité quotidienne. Est-ce là une conséquence de la vie dans le désert?

Dans l’ordre habituel : Philippe Dufour, représentant de Cobb Canada et sa conjointe Lucie Vaillancourt; Luc Normand, expert-conseil, Unicoop; Jacques Paiement, directeur avicole, Profid’Or; Jean-Jacques Desrosiers, expert-conseil, Profid’Or; Maryse Labbé, experte-conseil, Comax; Guy Massé, expert-conseil, Bois-Francs; Nancy Sarrazin, experte-conseil, Comax; Kenny McBain, directeur avicole, Unicoop; Édith Descarreaux, experte-conseil, La Coop fédérée et Martin Veronneau.

Retour

Copyright © 2014 La Coop fédérée | Tous droits réservés