L’automne bat actuellement son plein et un des sujets de l’heure en production laitière est de savoir si vous faites votre lait d’automne… Encore une fois cette année, la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) a mis en place un programme incitatif pour une plus importante production de lait, dans une période où il en manque sur le marché. Au moment de lire ces lignes, certains producteurs profitent au maximum de la possibilité d’un revenu supplémentaire. Malheureusement, ils ne sont qu’une minorité à s’en prévaloir.

Quand vient le temps de trouver des raisons, c’est assez facile : la qualité des fourrages n’y est pas; il y a un manque de vêlages en été; ou encore, le taux de gras est plus faible qu’à l’habitude. Peu importe la cause, il faut agir… Je vous invite à prendre un peu de recul et analyser les possibilités qui s’offrent à vous et, une fois pour toutes, prendre des moyens pour y arriver. Deux jours de quota supplémentaire par mois représentent un boni plus qu’intéressant en fin d’année. Pour une entreprise moyenne détenant 50 kg de quota, c’est une possibilité de 400 kg de matière grasse de plus à produire sans avoir à investir 26 000 $ pour en acquérir. C’est 10 000 litres de lait ou un revenu supplémentaire d’environ 8000 $!

Il est évident que la meilleure stratégie est de synchroniser une bonne quantité de vêlages en été pour maximiser la production de l’automne. Ou encore, de faire vêler un maximum de taures à ce stade de l’année. Cependant, à présent, il est trop tard. Il vous reste tout de même quelques options intéressantes en vous occupant de la ration des vaches.

Je sais, vous me direz que les suppléments protéiques et autres produits d’alimentation sont chers depuis quelque temps et vous avez raison. Mais il faut savoir que la majorité des stratégies alimentaires permettant une augmentation de production d’un litre ou plus s’avèrent payantes.

En premier lieu, il faut s’assurer de s’occuper de la période de transition au vêlage de façon optimale. Bien préparées, les vaches pourront par la suite exprimer leur plein potentiel de production. Une fois en lactation, vous avez avantage à maximiser la consommation de matière sèche à partir des aliments disponibles. Des fourrages bien conservés, jumelés à de bonnes fréquences et séquences d’alimentation, vous aideront. Il peut aussi être très bénéfique de défier les vaches en début de lactation, afin de leur permettre de produire davantage. Votre expert-conseil pourra également vous entretenir des bienfaits des produits de la gamme Pulp-O‑Lac. Leur addition à la ration de base des vaches du groupe 1 permet généralement d’augmenter la consommation totale des vaches, tout en maintenant le niveau de protéine, d’énergie, de minéraux et de vitamines, et en augmentant celui des fibres. Une hausse de 0,7 kg de lait pour les vaches en début de lactation est suffisante pour justifier l’investissement d’un kilo de Pulp‑O-Lac servi et, habituellement, on peut s’attendre à plus encore!

Autre stratégie à court terme est l’utilisation de lactoremplaceurs pour les génisses de remplacement. Au coût de 0,40 $ le litre de lait reconstitué, cette option permet de vendre plus de lait au prix régulier : un gain de 2 pour 1 ou d’environ 1500 $ nets pour un troupeau moyen de 50 vaches pendant 4 mois. Il n’en tient donc qu’à vous de ne pas laisser de l’argent sur la table…

Cet automne, n’hésitez pas à faire appel à votre équipe d’experts-conseils La Coop pour vous aider à trouver la meilleure stratégie économique dans la régie et l’alimentation de votre troupeau.

  
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