C’est l’histoire de trois gars qui se tiennent près d’une gare de train. Le premier prend le premier train sans se poser de questions. Le deuxième attend un peu et, après avoir observé jusqu’où se rendait le premier, il prend le train lui aussi. Le troisième reste sur le côté de la voie ferrée, sans s’apercevoir que des trains sont passés! Ceci n’est pas une blague, mais le profil de trois personnalités réagissant devant les nouveautés, les changements ou les occasions d’affaires. Et vous, quel type de personne êtes-vous?

Je résume ces types de personnalité par ceux qui sont avant-gardistes, ceux qui suivent la tendance et, malheureusement, ceux qui n’embarquent jamais à bord. Je vous entends déjà me dire : « Tout dépend des objectifs d’entreprise qu’on s’est fixés, on ne peut pas suivre toutes les tendances. » Je suis parfaitement d’accord. Mais justement, vos objectifs sont-ils clairs, autant pour vous que pour vos partenaires? Savez-vous où vous voulez vous rendre?

Les avant-gardistes se moquent un peu de connaître où ils se rendront, personne n’y est encore allé de toute façon. Ils veulent être les premiers, c’est tout. Le deuxième groupe est plus diversifié. Certains auront plus de retenue que d’autres et c’est là que la notion d’objectifs d’entreprise ou personnels prend tout son sens. Pour atteindre des objectifs, la condition numéro un est d’abord de s’en être fixé!

Loin de moi l’idée de vous convaincre d’être les premiers à vous procurer tous les gadgets possibles et imaginables, mais simplement de ne pas être trop loin derrière la parade. De toute façon, je ne parle pas d’acquisitions de gadgets, mais d’argent! Avez-vous de l’intérêt à en faire plus? J’imagine que oui. On dit souvent vouloir « bien vivre », s’offrir quelques gâteries, sans plus. Mais il n’y a pas de limites à ce que vous pouvez souhaiter. Quels sont vos objectifs réels? Je ne dis pas réalistes, je dis bien réels… Parfois, il faut même se fixer des objectifs qui peuvent sembler un peu fous. C’est, selon moi, la meilleure façon de s’améliorer. On doit le faire d’abord et avant tout pour soi, pas en fonction de ce que penseront les voisins.

Évidemment, les objectifs ne se traduisent pas toujours par des dollars. Le simple fait de retirer une grande satisfaction de notre travail est une réussite en soi. Mais encore là, il faut savoir ce qu’on veut. Je connais des éleveurs qui ont bien hâte d’avoir une première vache classifiée Excellente. Quand ils réussissent, c’est que la chance leur a souri parce qu’ils n’ont pas pris les moyens pour y arriver. J’en connais d’autres qui ont décidé d’élever des vaches Excellentes et ont établi leur plan de match en fonction de cet objectif… et ils en ont maintenant plusieurs.

On peut laisser le hasard déterminer ce qui nous arrivera. C’est un choix, et si tel est le cas, il faut accepter d’être patient. Les mêmes possibilités s’offrent à chacun d’entre vous, alors on peut difficilement envier les autres et mettre ça sur le dos de la chance. La situation du quota, la météo, les mauvais rendements en fourrages, le prix des intrants, la valeur des vaches, bref, plusieurs variables sur lesquelles nous avons peu de contrôle réel. Mais c’est pareil pour tout le monde.

Je termine avec cette réflexion : « Ce n’est pas les événements qui arrivent qui doivent décider de notre destinée, c’est l’aptitude à faire face à ce qui arrive qui fera toute la différence. » C’est tellement vrai! Tout le monde à bord!

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