Les inventaires de

fourrages baissent

L’hiver avance et les réserves de foin baissent. Serez-vous en mesure de subvenir aux besoins de votre troupeau jusqu’à la prochaine récolte? La récolte 2009 n’aura certes pas été la plus abondante pour bon nombre de producteurs. Il est donc grand temps de réviser les programmes alimentaires afin d’éviter les inconvénients reliés au manque de fourrage. Bien sûr, l’idéal aurait été de prévoir le coup avant la fin l’automne en faisant une troisième ou quatrième coupe selon les cas ou encore, faire plus d’ensilage de maïs. Maintenant, il faut regarder les autres options.

La première, c’est évidemment d’acheter du foin. Le cas échéant, il ne faut pas lésiner sur la qualité. À ce chapitre, si vous cherchez du foin en fonction du prix, vous risquez d’être déçu. La qualité a un prix et l’important est de trouver du foin afin de bien complémenter ce que vous avez en main. Vous avez amplement de foin de deuxième ou troisième coupe? Vous pouvez alors chercher un foin plus fibreux. Dans le cas contraire, il pourrait être avantageux de choisir du foin de grande qualité, surtout si vous ne voulez pas augmenter les quantités de moulée et de suppléments protéiques servies. Je sais que certains producteurs n’achètent jamais de foin, ils étaleront les quantités de foin et d’ensilage restantes pour se rendre au début juin. Mais attention, c’est un piège important. Est-ce que la quantité réelle de matière sèche donnée est suffisante pour assurer le niveau de production visé, en plus des besoins de croissance et de reconditionnement? Le fait de limiter la consommation de fourrage peut être néfaste sur les performances de production, mais également sur la reproduction, la condition de chair du troupeau et la production à long terme.

D’autres producteurs attendront et pèseront sur le bouton panique quand arrivera les mois d’avril ou mai. Une bonne planification évitera de poser des actions maladroites de dernière minute. Si vous devez acheter du foin, le choix est meilleur en hiver qu’au printemps. Si vous optez pour du foin enrobé, mieux vaut s’organiser pour le transporter et le servir avant que les températures douces reviennent. En déplaçant les balles, de l’air s’y infiltre et dès que la température monte, la conservation en est affectée. Donc, à partir d’avril, on oublie ça.

D’autres options sont aussi à envisager et certaines évidences sont parfois oubliées. La première est de voir si vous êtes en situation de surproduction. Ensuite, regardez si vous n’avez pas des « pensionnaires » de trop… Est-ce nécessaire de garder tous vos sujets de remplacements? Avez-vous envisagé de garder moins de vaches en lactation, d’éliminer les plus faibles et de mieux alimenter les autres pour remplir votre quota? Avez-vous des vaches avec un nombre de jours en lait élevé qui ne sont pas gestantes? Ont-elles encore vraiment leur place? Une fois cette avenue réglée, reste à voir les autres options alimentaires. Vous avez des grains à la ferme en bonne quantité? C’est un excellent moment pour en servir un peu plus pour combler la matière sèche et amener un peu plus d’énergie à la ration, dans le but de reconditionner certaines vaches. Une sortie hâtive au pâturage, une première coupe à la fin mai ou une meilleure fertilisation des prairies sont autant d’autres possibilités à explorer à la dernière minute. De plus, le réseau La Coop peut vous offrir différents produits contenant des niveaux élevés en fibre qui peuvent remplacer une partie des fourrages. Dans les années 1996 et 1997, le concept Totalac avait permis de pallier un manque de fourrage chez plusieurs producteurs. Aujourd’hui, on peut adapter ce concept aux différentes réalités, selon vos objectifs.

Que ce soit pour remplacer 5, 10, 25 ou 50 % de fourrage dans la ration des vaches pour une certaine période de temps, votre expert-conseil La Coop saura vous guider vers la meilleure stratégie et ainsi faire en sorte que vous produisiez du lait payant. Bon printemps!

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