Savoir s’adapter…

Tout le monde a déjà entendu le dicton « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Cependant, dans notre société actuelle, la traduction moderne serait plutôt « L’avenir appartient à ceux qui savent s’adapter ».

En effet, nous vivons dans un monde en changement, où tout va à une vitesse folle. Peu importe l’heure à laquelle on se lève, il y a des événements auxquels il faut s’adapter : la météo, un vêlage difficile, une panne mécanique, etc. Des imprévus qui, bien sûr, changent nos plans en cours de journée. Impossible de les éviter, mais on peut à tout le moins se rendre moins vulnérable à leurs conséquences.

Dans le sport professionnel, la capacité d’adaptation est plus importante que le talent. La fraction de seconde pour prendre une décision peut changer les choses du tout au tout. Pensez à la course automobile ou même aux sports d’équipe. Le cours du circuit oblige le sportif à changer le plan de match établi au départ. Dans notre monde agricole, ce n’est pas une question de fraction de seconde, mais il faut tout de même savoir prendre les bonnes décisions au bon moment. La différence entre de bonnes et d’excellentes performances, tant sur le plan technique qu’économique, dépend de la capacité d’adaptation. Vos experts-conseils et d’autres intervenants sillonnent les routes de tout le territoire desservi par le réseau La Coop et vous prodiguent de précieux avis. Il n’en tient qu’à vous, par la suite, de les appliquer ou non. Par contre, il faudra faire les bons choix pour atteindre vos objectifs. Est-ce qu’un athlète peut penser participer aux Jeux olympiques s’il ne s’entraîne pas tous les jours? Non seulement il devra s’entraîner, mais pour améliorer ses performances, il devra aussi parfaire son entraînement en se fiant à ses entraîneurs. C’est exactement la même chose à l’étable. Comment peut-on penser améliorer ses résultats si on ne change pas ses méthodes?

Il est tellement facile de dire : « C’est pas de ma faute, il est arrivé ceci ou cela… » L’été qu’on vient de connaître est un bel exemple. Le stress causé par les périodes de chaleur et d’humidité que nous avons connues a fait baisser la production de lait par vache à peu près partout. Il est cependant curieux de constater les écarts entre les producteurs à ce chapitre. Certains ont enregistré des baisses radicales en lait et d’autres non. Pourtant, il a fait chaud et humide partout. Pourquoi ces différences? L’adaptation, bien sûr…

« Bah, c’est normal, il fait 35 °C, plus le facteur humidex. Les vaches mangent moins! » Désolé, mais les meilleurs n’ont pas vécu ce phénomène. Il m’est arrivé, dans la même journée, de visiter des étables dont j’avais hâte de sortir (probablement que les vaches auraient fait de même!) et d’autres où on avait envie de porter un petit manteau. Par température extrême, le confort des vaches est un très bon indicateur. Dans une étable bien ventilée, l’air est bon à respirer, les vaches se maintiennent propres, la consommation d’aliments baisse à peine et il en va de même pour la production. Si on veut garder les animaux à l’intérieur 12 mois par année, il faut adapter le bâtiment en conséquence. La grande variation entre les fermes n’est pas liée à la ration servie aux animaux, mais plutôt à la régie entourant la ration et la gestion du troupeau. Il y a la théorie, il y a la pratique; vient ensuite la capacité à s’adapter.

Il est vrai que certaines personnes ont une capacité plus grande que d’autres à prendre les bonnes décisions. Bien entendu, il peut arriver qu’on en prenne de mauvaises de temps à autre. Mais une chose est certaine : à force d’en prendre, on devient meilleur et capable de s’adapter!

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