Une simple promenade
Juillet-Août 2009
Je m’inscris à un marathon. Est-ce que ça te tente de m’accompagner? » ai-je lancé à mon mari en revenant du travail l’autre jour. Ciel! Je lui aurais dit que j’allais dans l’espace avec Julie Payette qu’il ne m’aurait pas regardé autrement. « Toi, tu vas courir un marathon? » Il est vrai que je n’ai jamais démontré beaucoup d’intérêt pour le sport et que ça agace mon mari. L’hiver dernier, découragé de mon inculture en matière de hockey, il m’a servi ce conseil complaisant : « Chérie, si au cours d’une soirée sociale on te parle de hockey, souris simplement et ne dis rien. T’auras peut-être l’air un peu débile, mais si tu ouvres la bouche, ça va être encore pire. »

D’accord. Précisons. Je ne courrai pas le marathon : je le marcherai. Et puis, on ne parle pas ici d’un circuit pour athlètes accomplis, ça sera un simple 5 kilomètres. Ça devrait aller. Seulement… seulement, le doute me prend tout à coup; un marathon, est-ce que c’est comme une compétition, faut-il se dépêcher et essayer de finir le premier? Je me vois déjà, arriver la dernière, toute en sueurs. C’est sûr : avec mes 5 pieds tout juste, les enjambées sont limitées; je dépense bien plus d’énergie au kilomètre que la plupart des gens! Je me vois donc arriver, toute en sueurs. Plus personne. Tout le monde a quitté depuis déjà une heure... Triste, triste marathon, pour moi. Vite, Le Petit Robert. « Marathon : course à pied de grand fond (42 km 195) sur route. » Aye, aye, aye! Je crois que j’ai tout mélangé.

On se calme. Faut-il vraiment se dépêcher? Un coup d’œil au prospectus me rassure : l’activité du 5 kilomètres n’est pas chronométrée. Ce n’est pas une épreuve de vitesse. Tout est sous contrôle. Pour clarifier l’affaire, je ne dirai plus jamais que je me suis inscrite au marathon. Je dirai plutôt que je participerai au « 5 km de la santé », c’est comme ça qu’on nomme l’activité dans le prospectus du Marathon des Deux Rives SSQ. Et mon intérêt soudain pour ce grand rassemblement vient du fait que la Fondation SOCODEVI s’y est associée, cette année, afin d’amasser les fonds nécessaires à l’achat d’une ambulance pour la Mutuelle de santé régionale de Sikasso, au Mali.

Sikasso est par sa population la deuxième plus grande ville du Mali. Selon les statistiques d’une enquête démographique et de santé du pays, il y a beaucoup à faire en matière de santé : toutes les 3 heures, une femme meurt en donnant naissance et, toutes les 5 minutes, c’est un enfant de moins de 5 ans qui passe de vie à trépas. Il suffirait pourtant de peu. Un simple accès à des services de base pourrait changer la donne et sauver bien des vies. C’est ce que permettra l’achat d’une ambulance par SOCODEVI. Et il ne s’agit pas d’un geste isolé. Le ministère malien de la Santé a acquis l’an dernier une vingtaine d’ambulances pour améliorer l’accès aux services de santé et ainsi lutter contre la
lourde mortalité maternelle et infantile qui afflige ce pays.

Marcher 5 kilomètres pour cette bonne cause, c’est franchement rien. Une simple promenade. C’est presque à la portée de tout le monde.
Et puis ça se passera dans un décor enchanteur : les berges du Saint-Laurent, à Québec. Ajoutez-y un peu de soleil et que voilà une belle journée de vacances! Mais si vous ne pouvez vous joindre, on comprendra. Vous pourrez alors encourager le projet en commanditant un marcheur. Nous serons légion. Et si vous ne connaissez pas de marcheurs, faites-moi signe! C’est avec plaisir que je recevrai votre commandite et marcherai en votre nom. Ensemble, on achètera une ambulance.
 

Colette Lebel, agr.
Directrice des Affaires coopératives et adjointe
au secrétaire du conseil d’administration
La Coop fédérée
Courriel : colette.lebel@lacoop.coop
Télécopieur : 514 850-2567
 



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